Soft power marocain

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La gestion d'un pays comme le Maroc n’est pas une sinécure. Ni les contraintes propres, ni le contexte régional et international ne font de cet exercice de gouvernance une promenade de santé.

Et pourtant, en 20 ans de re?gne, le Maroc de Mohammed VI — un souverain engagé et déterminé — a fait des pas en avant qui comptent dans le sens du progrés et a amorcé des mutations socio-économiques décisives. Il est vrai que nous sommes dans le temps des célébrations mais cela ne doit pas mettre de côté l’usage de l’objectivité et le sens de la clairvoyance. Ces 20 ans, sans modification majeure des ressources de l'état, — nous n’avons pas découvert le pétrole entre temps — ont permis, dans tous les domaines, des avancées considérables grâce au génie d’une nation.

Une croissance maintenue et régulière même si elle semble avoir atteint, récemment, un plafond de verre. Une amélioration draconienne des droits de l’Homme et des libertés individuelles. Une mise à niveau des infrastructures selon un standing international. Une politique sociale et de lutte contre les inégalités sociales et territoriales, des plus substantielles depuis l’indépendance. Une amélioration, certes insuffisante, mais nette des services de l'état. Une lutte efficiente contre le terrorisme et une politique sécuritaire proche du droit des gens. Une transition énergétique et une approche environnementale citées en exemple mondial. Une stratégie agricole qui crée massivement de la valeur y compris dans les espaces les plus reculés. Une ouverture politique consacrée par une Constitution avancée, équilibrée et prometteuse. Une vie culturelle et créative, nourrie par une diversité et un pluralisme assumés, qui fait la différence régionalement. Une vie religieuse inspirante qui fait de l’Islam marocain un pacte cultuel pour la paix et le respect des autres.

On peut énumérer davantage, le bilan est connu. Mais le plus remarquable est l’émergence, ces 20 derniéres années, d’un soft power marocain exceptionnel à l’échelle régionale, continentale et internationale. Ce soft power marocain est une alchimie fine entre le leadership loyal, exigeant et fondé sur des valeurs humanistes de SM le Roi Mohammed VI et, effectivement, le bilan d’un régne qui force l’estime et la considération. La voix du Maroc est entendue, son amitié est recherchée, son engagement pour la paix est crédible, sa parole est en or, son Islam est un facteur de paix, sa civilisation est une référence universelle, etc.

Cette position se construit par le travail sincére, par l’attachement aux valeurs fondamentales de l’humanité et par la conviction que la communauté de destin est une régle indépassable. Le soft power marocain est une résultante concréte d’un projet national et non une imposture qu’une conjecture fortuite peut mettre à bas.