Un programme de soutien de 68 millions de DH aux zones les plus exposées aux risques majeurs

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Un programme de soutien direct d’une valeur de 68 millions de DH a été mis en place en 2017 par les autorités publiques en faveur des provinces et préfectures les plus exposées aux risques majeurs, a annoncé, mercredi 17 mai à Fès, le ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, Noureddine Boutayeb. 

Ce programme devra permettre à ces provinces et préfectures de se doter des mécanismes de planification et d’évaluation de ces risques et de soutenir les organismes administratifs locaux qui comprennent différents acteurs chargés de la gestion des risques liés aux catastrophes naturelles, a-t-il précisé lors d’un atelier organisé par le ministère l’Intérieur et celui chargé des affaires générales et de la Gouvernance sur «  la prévention des risques liés aux catastrophes naturelles au Maroc » .

L’objectif consiste à parvenir à une gestion efficiente de ces risques, a-t-il fait savoir .

Conscientes de la nécessité d'adopter une stratégie globale et intégrée de gestion des risques liés aux catastrophes naturelles, les autorités publiques avait crée, en 2009, un Fonds de lutte contre les effets des catastrophes naturelles, a-t-il rappelé.

Il a fait savoir que ce fonds avait été érigé en mécanisme d’intervention urgente contre les crises résultant de catastrophes naturelles , et de financement de projets ayant un caractère préventif dans le cadre de la procédure d’appel à projets.

Dans le cadre de cette procédure, un premier appel à projets lancé en 2015 a permis le financement de 16 projets de prévention des dangers des catastrophes naturelles, a-t-il précisé.

Il a relevé que 112 projets présentés en 2016 seront examinés prochainement pour établir la liste des bénéficiaires de ce financement.

Le responsable a affirmé que cette rencontre s'inscrit dans le cadre d'une série d'ateliers thématiques, initiés par le ministère de l'Intérieur et le département en charge des Affaires générales et de la Gouvernance conformément aux recommandations d'une étude élaborée par l'Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) sur la gestion des risques au Maroc.

Dans ce sens, Boutayeb a fait état de la conclusion de partenariats et de l'élaboration d'un grand nombre d'études scientifiques et techniques sur la gestion des risques par des organismes nationaux et internationaux, notamment le Conseil Economique, Social et Environnemental, la Cour des comptes, l'Institut Royal des Etudes Stratégiques, la Banque Mondiale, l'OCDE, ainsi que la coopération suisse.

L'objectif consiste, selon lui, à mettre en place une carte de route unifiée entre les différents départements ministériels concernés.

Le ministre a fait état de l'examen actuellement de la possibilité de créer un organisme relevant du ministère de l'Intérieur et qui sera chargé de la coordination entre les différents départements concernés par la gestion des risques liés aux catastrophes naturelles.

Il a précisé qu'il sera procédé, dans ce cadre, à la mise en place de structures administratives provinciales et préfectorales chargées de déterminer et d'évaluer les risques, d'adopter des plans d'action de prévention et de coordonner les actions de tous les intervenants au niveau local.

Boutayeb a rappelé que le Maroc a, depuis les années 60, était parmi les premiers pays à adopter une politique de construction de grands barrages et de mise en place de réseaux d'évacuation des eaux pluviales, ajoutant que cette approche avait pour finalités le développement du système d'irrigation et la lutte contre les inondations.

Cette politique, qui a contribué à protéger un grand nombre de villes et d'agglomérations contre les crues et les inondations, a été accompagnée par l'adoption d'un arsenal juridique ayant permis la rationalisation de la gestion de l'eau, a-t-il poursuivi.

Boutayeb a souligné l'importance de l'approche préventive dans la lutte contre les catastrophes naturelles et la rationalisation des fonds réservés à cette finalité.

 Il a, par ailleurs, mis l'accent sur l'importance de cette rencontre qui constitue une plate-forme de débat et d'échanges de vues sur les défis et paris relatifs à la gestion des catastrophes naturelles et une occasion pour souligner les acquis réalisés par le Royaume en la matière.

 Dans ce sens, il a relevé que la protection des biens et de la sécurité des citoyens est un pari essentiel qui ne peut être gagné qu'à travers la mise en oeuvre des recommandations de l'étude élaborée par l'OCDE.

Ces recommandations portent particulièrement sur une garantie d'une coordination des actions et programmes préventifs des différents intervenants, l'initiation d'une campagne nationale de communication sur les risques visant à responsabiliser les acteurs locaux, la mobilisation de nouvelles ressources financières pour soutenir le fonds de lutte contre les effets des catastrophes naturelles et le renforcement de l'arsenal juridique relatifs aux risques.