Vivatech : Une plateforme OCP, ''Innovation et Entrepreneuriat'', pour le développement africain

5437685854_d630fceaff_b-
677
Partager :

Chère à Paul Kagame et Macky Sall qui en ont rappelé la nécessité à Paris, ainsi qu’à Mohammed VI qui s’en est fait le chantre dans son discours d’Abidjan, la coopération Sud-Sud revient dans les déclarations de tous les responsables OCP présents à VivaTech

Durant trois jours (du 16 au 18 mai), VivaTech a abrité, selon ses organisateurs, plus de 13.000 startups de 21 pays (il n’y avait que 11 pays en 2018). Quelque 3.300 investisseurs et des milliers de dirigeants étaient également de la partie. Le tout sous le regard attentif de 2.500 journalistes venus des quatre coins du monde. Entre les 124.000 visiteurs enregistrés cette année et les exposants, 125 nationalités étaient représentées.

Dans l’ensemble, 160 startups africaines étaient présentes et le continent a même eu droit à un Lab dédié : AfricaTech. Le Maroc était représenté par les 16 startups qui étaient présentes dans le stand institutionnel et par six autres qui exposaient sous l’enseigne OCP.

Dès l’entrée du Hall 1 du parc des expositions de la Porte de Versailles, une grande enseigne rouge sur laquelle brille le nom du Maroc attire le regard des visiteurs. Cette enseigne sert de « Bienvenue » qui surplombe l’immense espace réservé au continent africain, tout en mettant bien en vue l’espace réservé aux 16 startups marocaines amenées à Paris par la toute jeune Agence marocaine de développement du digital, en partenariat avec l’ANRT.

Non loin de là, OCP s’est offert un stand imposant. Ses sigles se voient de loin et un hologramme les met davantage en évidence, invitant les visiteurs à la découverte, là aussi, du côté geek du géant groupe marocain, bientôt centenaire. Pour sa toute première participation officielle à VivaTech, le spécialiste des phosphates et dérivés met en avant ses écosystèmes technologiques internes et externes. Sur son stand, Bots Factory, eLum Energy et Farasha systems, trois startups dont le groupe utilise les solutions novatrices, multiplient les rencontres et les explications. « Farasha Systems est une startup marocaine qui aide ses clients à avoir une maintenance plus intelligente. Une maintenance prédictive permettant d’optimiser la production, en utilisant les drones et l’intelligence artificielle », résume son co-fondateur et patron Abderahman Kriouile. Il explique que sa startup travaille avec OCP dans l’inspection des cheminées au site industriel Jorf Lasfar en utilisant les drones pour la détection des dégradations éventuelles.

A quelques pas du stand OCP, voisin de ceux de « Digital Africa » et du Maroc, et non loin de celui de l’Algérie, des startups rwandaises et sénégalaises présentaient elles aussi leurs solutions. Leurs stands avaient même créé un embouteillage monstre quand les présidents Paul Kagame et Macky Sall y sont venus. En cours de route, le président sénégalais a répondu à L’Observateur du Maroc et d’Afrique qui l’a interrogé sur la coopération sud-sud, en lien avec l’innovation technologique. Pour lui, cette coopération doit tenir compte des niveaux de développement, inégaux, des pays africains. « C’est parce que je crois en cette coopération et en l’importance du partage d’expériences que je vais visiter le stand du Maroc », a-t-il conclu, avec le sourire, après un long moment passé à écouter un startuper de son pays, actif dans le domaine industriel.

Chère à Paul Kagame et Macky Sall qui en ont rappelé la nécessité à Paris, ainsi qu’à Mohammed VI qui s’en est fait le chantre dans son discours d’Abidjan, la coopération Sud-Sud revient dans les déclarations de tous les responsables OCP présents à VivaTech. Khalid Baddou en a parlé en commentant la signature par l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), dont il est directeur de communication, d’une convention de partenariat avec MassChallenge, réseau mondial d’accélération de startups. «Ce partenariat vise à soutenir le programme d’innovation de l’UM6P et du groupe OCP mené en collaboration avec les écosystèmes nationaux et continentaux», a expliqué Baddou. Il donne comme exemple le programme «Bridge to MassChallenge» devant permettre aux deux partenaires de « stimuler la vitalité économique et la création d’emplois en catalysant l’entrepreneuriat tout en travaillant sur les défis africains ». Il conclut en précisant que l’université Polytechnique a mis en place une nouvelle plateforme « Innovation et Entrepreneuriat », dont la mission sera de soutenir une communauté mondiale de chercheurs et d’entrepreneurs visionnaires engagés dans le développement du continent africain .De son côté, le Secrétaire général de l’UM6P a affirmé que le partenariat stratégique conclu entre OCP et MassChallenge permettra de connecter davantage le continent africain au réseau mondial de l’innovation. A travers la création de l’UM6P et à travers les initiatives prises pour la stimulation de l’esprit de l’entrepreneuriat innovant, OCP donne un bon exemple à suivre au Maroc.