Une plateforme commune pour une meilleure implication des médias en matière d’environnement

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La 2èmerencontre de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA), qui revêt un caractère pratique, a été consacrée, mercredi 3 mai à Rabat, à l'examen de la mise en place d'une plateforme commune intégrant les différents départements concernés, pour favoriser une meilleure implication des médias dans le domaine de la protection de l'environnement.

Cette rencontre, placée sous le signe « Œuvrons ensemble pour que les médias soient au service de l'environnement », vise à conjuguer les efforts des acteurs médiatiques et des différentes institutions concernées en vue d'œuvrer, de manière collective, pour que les médias marocains contribuent à cet important chantier national.

Intervenant à cette occasion, la présidente de la HACA, Amina Lamrini El Ouahabi a souligné la nécessité d'élaborer une plateforme commune sous forme de charte, par un groupe restreint, au sein duquel seront représentés l'ensemble des parties concernées, dont les départements gouvernementaux, les acteurs non-gouvernementaux et privés, les établissements nationaux œuvrant dans le domaine, les professionnels de la publicité et les instituts de formations en journalisme, précisant que cela devrait se faire avant la fin du mandat du Maroc à la tête de la Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.

« Je pense qu'à travers les efforts consentis, on pourrait réussir le pari d'un média ami de l'environnement, qui tire sa force du principe de citoyenneté », a précisé Mme El Ouahabi, relevant l'impératif de concilier efficacité et réalisme dans ce processus.

Elle s'est également arrêtée sur un nombre de défis auxquels font face les médias, ce qui affaiblit leurs contributions en matière d'environnement, et sur les thèmes qui ont été débattus lors de la première rencontre de la HACA, tenue le 9 novembre dernier dans le cadre de la COP22, sous le signe « Les professionnels des médias: Des acteurs importants dans la protection de l'environnement ».

Pour leur part, les participants à cette rencontre ont salué cette initiative, exprimant leur volonté de contribuer activement à la mise en place de cette plateforme. Ils ont aussi souligné la nécessité de former des journalistes spécialisés dans le domaine écologique, à travers la création de formations idoines en la matière.

Ils ont mis en exergue la large couverture médiatique dont bénéficiaient les sujets liés à l'environnement, avant et pendant la Conférence des Parties, en regrettant le recul de ces couvertures après la fin de la COP.

Les différents intervenants ont, également, mis l’accent sur le rôle stratégique des médias dans la protection de l'environnement, exprimant leur volonté commune de faire des médias, « un ami de l'environnement », chacun selon ses fonctions et ses champs d’actions.

Cette réunion s’est déroulée en présence, notamment, de représentants du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), du Conseil économique, social et environnemental (CESE), de départements ministériels et de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'Environnement, ainsi que les directeurs de l’Institut supérieur des métiers de l'audiovisuel et du cinéma (ISMAC) et de l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC).