Constance et pertinences

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Par la voix de son roi, le Maroc propose une stratégie, la seule viable, parce qu’elle répond aux causes des fléaux de ce siècle

La 69e session de l’ONU se tient à New York cette semaine dans un environnement particulièrement tendu et lourdement dangereux. D’abord, les instruments de gouvernance à l’international sont en panne. Les institutions nées après la seconde guerre mondiale ne fonctionnent plus. Elles avaient pour objectif de promouvoir la paix, il n’y a jamais eu autant de conflits qu’aujourd’hui. Au-delà, l’humanité ne peut pas être fière de son incapacité face à Ebola, ou au Sida en Afrique. Ce sont des tragédies au quotidien, qui prouvent que les instruments de gouvernance internationale ne fonctionnent pas. A l’aube du nouveau siècle, le monde est traversé par des mouvements sérieusement régressifs. Face à la mondialisation, les particularismes fleurissent, la crise économique généralisée crée les conditions de la radicalisation. Le terrorisme est un fait majeur de ce début de siècle. Il a une coloration islamiste. La réponse militaire, sécuritaire n’est pas suffisante, bien qu’elle soit indiscutablement nécessaire. Le vrai terreau c’est le désordre économique mondial. On condamne à la misère des milliards de personnes, au nom d’une mondialisation que, outrecuidants, certains continuent à qualifier d’heureuse. Mais ensuite, il faut aussi respecter les cultures. L’uniformisation est impossible. Par contre, une globalisation dans le partage, le respect, est une perspective viable. Le Maroc a une réponse globale à toutes ces questions. Son projet national se décline en trois mots : démocratie, développement, modernité. Sa réponse au terrorisme lie le sécuritaire au développement humain et à la promotion de l’Islam, tolérant et ouvert, qui a prévalu durant des siècles, en particulier en Andalousie. Le Maroc, à l’intérieur de ses frontières, mais aussi en Afrique, forme des Imams, des « Mourchidates », œuvre pour un champ religieux maîtrisé. En même temps, un vrai combat contre la précarité est en cours, par la voie de l’INDH et d’autres politiques publiques. Le monde est aujourd’hui interpellé. La communauté internationale doit faire face à des fléaux qui s’appellent les crises identitaires, les conflits régionaux, les problèmes sanitaires, etc. Elle n’a pas de réponse idoine.

Le Maroc propose le co-développement, le retour au respect de l’humain, de l’autre, de toutes les cultures, la lutte contre la pauvreté. C’est le seul moyen d’éradiquer le terrorisme, de mettre fin aux épidémies. Cette approche a besoin d’instruments de gouvernance adaptés. Le système onusien, tel qu’il fonctionne, est incapable de répondre aux défis. Par rapport à l’Afrique, son environnement naturel, et au monde arabe, sur des sujets comme le terrorisme, le développement humain, le Maroc de Mohammed VI fait preuve d’une constance et d’une pertinence absolue