Discours de Barack Obama aux Nations Unies : faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais !

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Le discours de Barack Obama devant l’assemblée général des Nations Unies pourrait être décrit comme une déclaration promouvant les valeurs morales et universelles ainsi que le droit international. Etrangement, les politiques réelles des Etats-Unis sont en total désaccord avec ces belles paroles qui dévoilent en réalité la véritable politique étrangère de Washington : mettre au pas ceux qui menacent leur hégémonie.

Le discours du président Obama prononcé mercredi dernier devant l’Assemblée générale de l’ONU peut-être en apparence décrit comme une allocution encourageant la promotion des valeurs universelles de démocratie et des droits de l’homme. En réalité ce n’était guère plus qu’une diatribe nauséabonde qui, tout en ressassant des clichés éculés de promotion de la paix et des institutions internationales et débitant des mensonges éhontés, a servi à esquisser les grandes lignes de la politique étrangère américaine qui peut être résumé ainsi « détruire toutes menaces au système mondial actuel ».

Obama commence son discours en déclarant « tout d'abord, nous tous – grandes et petites nations – devons assumer notre responsabilité de respecter et faire respecter les normes internationales ». Il est difficile de voir de quelle manière les Etats-Unis et leurs alliés, en bombardant la Syrie et l’Irak sans compter l’utilisation de drones qui ont fait des milliers de victimes innocentes, respectent le droit international. En bref Obama affirme que le droit international, dont il estime être le garant, ne s’applique pas pour les Etats-Unis. En outre Obama, après avoir bombardé un septième pays en moins de six ans (les autres étant l’Afghanistan, le Pakistan, l’Irak, la Libye la Somalie et le Yémen), se permet de donner des leçons de droit international à la Russie.

En effet, le président américain a également dénoncé et vilipendé la Russie pour son action en Ukraine déclarant que «les actions de la Russie mettent en danger l’ordre mondial d’après-guerre. Voici les faits. Après la mobilisation du peuple ukrainien pour protester et demander des réformes, leur président corrompu pris la fuite. Contre la volonté du gouvernement à Kiev, la Crimée fut annexée. La Russie déversa ses armes dans l’Est de l’Ukraine, armant des séparatistes violents attisant ainsi un conflit qui fit des milliers de morts […] Lorsque l'Ukraine commença à reprendre le contrôle de son territoire, la Russie renonça à la prétention de se contenter de soutenir les séparatistes, et déplaça ses troupes à la frontière. Il s'agit d'une vision du monde dans laquelle la force fait le droit - un monde où les frontières d'une nation peuvent être redessinées par un autre. L’Amérique défend des valeurs différentes.Nous croyons que les grandes nations ne devraient pas être en mesure d'intimider les petites; que les gens devraient être en mesure de choisir leur propre avenir. ».

Bien entendu, Obama s’est bien gardé de mentionner les 5 milliards de dollars injectés en Ukraine par la NED (National Endowment for Democracy) en Ukraine afin de déstabiliser le pays et promouvoir l’agenda occidental ainsi que le soutien américain aux néonazis de PravySector, tout comme il omis de mentionner le fait que la population de Crimée ait votée a plus de 90% pour réintégrer la Russie. Le plus scandaleux dans une telle déclaration est d’affirmer toute honte bue que l’Amérique défend des valeurs différentes.

Obama continue et déclare « l'Amérique est et continuera d'être une puissance Pacifique, promouvant la paix, la stabilité et la libre circulation du commerce entre les nations. Mais nous insistons pour que tous les pays respectent les règles, et résolvent leurs différends territoriaux de manière pacifique, conformément au droit international ». Comment pourrait-on qualifier alors les innombrables invasions de pays tiers par les Etats-Unis, nation qui possède l’armée la plus puissante du monde. Comment qualifier également les nombreux renversements de régime démocratiques tel celui d’Allende au Chili pour ne citer qu’un exemple ? Il est cocasse d’entendre le président d’une nation qui n’a aucun respect pour le droit international prononcer un tel discours. C’est l’hôpital qui se moque de la charité !

Sans surprises, Obama en a également profiter pour réitérer sa ferme intention de détruire Da’ech. Une habitude depuis le 11 septembre pour les présidents américains qui utilisent le discours de fin septembre a l’assemblée générale de l’ONU pour plaider en faveur d’une guerre contre le terrorisme. Inutile de revenir là-dessus. Par contre il est intéressant de se pencher sur un passage du discours de 2013 où Obama déclarait : « les États-Unis d'Amérique sont prêt à utiliser tous les éléments de notre puissance, y compris la force militaire, pour protéger nos intérêts vitaux dans la région. Nous ferons face à une agression extérieure contre nos alliés et partenaires, comme nous l'avons fait dans la guerre du Golfe. Nous allons assurer la libre circulation de l'énergie de la région dans le monde. Bien que l'Amérique réduit progressivement notre dépendance au pétrole importé, le monde dépend toujours de l'approvisionnement énergétique de la région et une perturbation grave pourrait déstabiliser l'ensemble de l'économie mondiale » Les choses sont on ne peut plus claire !

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