Italie : Berlusconi bientôt assigné aux travaux d'intérêt général

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Le substitut procureur général près la Cour d'Appel de Milan (Affaires pénales) s'est prononcé, jeudi, en faveur de la  requête de l'ancien Premier ministre italien et chef de Forza Italia, Silvio  Berlusconi, d'effectuer des travaux d'intérêt général (TIG) après sa condamnation à un an de prison.

Le dernier mot revient, à présent, au Tribunal de surveillance de Milan, qui doit rendre public sa décision dans 5 jours au minimum et 15 jours au maximum,  a déclaré le président de cette juridiction, Pasquale Nobile De Santis.

Selon la presse italienne, Silvio Berlusconi pourrait être assigné aux  travaux d'intérêt général dans une structure spécialisée dans l'aide aux  personnes âgées ou aux handicapés, dans la banlieue de Milan, à raison de six  heures par semaine.

Condamné à 4 ans de prison pour fraude fiscale dans le procès Mediaset, commués à un an grâce à une amnistie, Berlusconi qui est poursuivi dans d'autres affaires de corruption et d'atteinte aux mœurs, ne pouvait être placé en détention en raison de son âge, 77 ans. Il avait donc à choisir entre l'assignation à résidence ou les travaux d'intérêt général, ce qui, dans les deux cas, fait voler en éclat son projet de se présenter aux prochaines  élections européennes.

Conscient qu'en optant pour la résidence surveillée, il ne pourrait sortir de chez lui qu'aux heures autorisées par les magistrats, Berlusconi a choisi la deuxième solution lui permettant de jouir de plus de liberté.

Ses avocats plaident pour que leur client puisse jouir au moins de la possibilité de battre, dans la perspective des prochaines élections européennes,  les tréteaux dans les cinq circonscriptions italiennes et de participer aux  émissions de débat politique à la télévision.

Récemment, la Cour de cassation avait définitivement confirmé à son encontre  une peine d'interdiction de mandat public pendant deux ans. Quelques jours après Berlusconi avait décidé de renoncer à son titre honorifique de 'Cavaliere''.

L'interdiction de mandat public, une peine 'accessoire'' qui accompagne la condamnation définitive, prive l'ex-Cavaliere du droit de vote et de la possibilité d'être élu et de toute charge publique.

Le magnat italien avait été déjà déchu, en novembre dernier, de son poste de sénateur, en application de  'la loi Severino''.

La veille de son éviction, Berlusconi avait décidé de passer à l'opposition  et voté contre la confiance au gouvernement  Letta.