Le Burkina Faso va demander l’extradition de Blaise Compaoré

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couv-Blaise-Compaoré Le premier ministre burkinabé intérimaire Isaac Zida a annoncé qu’il allait demander au Maroc l'extradition du président déchu Blaise Compaoré exilé au royaume depuis le 20 novembre « Si au niveau de la justice, une plainte est déposée contre le président Compaoré, je pense que nous allons demander au Maroc, bien qu'il n'y ait pas d'accord de justice (...) de mettre le président Compaoré à la disposition de la justice burkinabé», a déclaré M. Zida lors d'une rencontre avec la presse nationale. Blaise Compaoré avait fui son pays le 31 octobre pour se réfugier en Côte d’Ivoire avant de rejoindre le Maroc le 20 novembre. Le premier ministre intérimaire a également annoncé que le dossier du président Thomas Sankara serait «entièrement rouvert» et que «justice» serait «rendue». Le capitaine Thomas Sankara, qui s’est emparé du pouvoir en 1983, a été assassiné le 15 octobre 1987 lors d’un coup d’Etat organisé par son ancien frère d’armes et ami Blaise Compaoré. Le président déchu cite comme raison pour avoir destitué Sankara la détérioration des relations avec les pays voisins dont la Côte-d’Ivoire ajoutant qu’il avait compromis les relations extérieures avec l'ancienne puissance coloniale, la France. La famille Sankara demande depuis 1997 l'exhumation du corps de ce héros national, icône du panafricanisme qui a changé le nom du pays en remplacement de « Haute-Volta », nom issue de la colonisation, pour vérifier que le corps enterré est bien le sien, ce que la justice burkinabè n'a jamais accepté. Dès son investiture, le président de transition Michel Kafando a annoncé que des investigations seraient menées pour identifier sa dépouille présumée. Le président de la transition au Burkina, Michel Kafando a par ailleurs destitué le chef d'état-major particulier du président déchu Blaise Compaoré, Gilbert Diendéré considéré comme son plus fidèle compagnon d'armes.