Algérie : Gaïd Salah ne cède rien

5437685854_d630fceaff_b-
288
Partager :

Lundi 20 Mai, lors d’une visite à Ouargla, le chef d’état-major de l’ANP Gaid Salah s’est exprimé sur la situation politique de son pays.

Le général Gaid Salah a appelé à « l’application et au respect de la Constitution par le peuple et pour le peuple ». A ses yeux, les Algériens doivent veiller à ce qu’il y ait des élections pour « éviter de tomber dans le piège du vide constitutionnel ». Sourd à tous les appels, et sans fixer de date pour la présidentielle, il a appelé à la mise en place d’une commission chargée de l’organisation et de la surveillance des élections. Il a également appelé les manifestants à dégager des représentants capables de porter leurs revendications au commandement militaire.  

Ces déclarations constituent une fin de non-recevoir aux revendications qui voudraient la mise ne place d’une instance de transition qui veillerait à l’émergence de ce que les Algériens appellent la deuxième république. Elles font suites au 13ème vendredi de contestation et aux nouvelles manifestations qui ont eu lieu ce dimanche 19 Mai dans les rues d’Alger. A l’occasion de la journée nationale de l’étudiant, les Algériens ont en effet massivement réinvesti les rues pour dire « non aux élections » et pour réclamer la démission de symboles du régime.

Les Algériens en veulent toujours plus

50 jours après le départ de Bouteflika le 2 Avril dernier, les Algériens en veulent toujours plus ! Ils étaient nombreux, dimanche, dans les rues pour exiger le départ des figures du régime actuel.

Dans leurs viseurs, Abdelkader Bensalah, chef de l’Etat par intérim, Noureddine Bedoui chef du gouvernement et le général Gaid Salah lui-même.

Les manifestations coïncidaient avec la fin des dépôts de candidature pour la présidentielle. Plus de 70 candidatures ont été déposé mais aucune d’entre elles n’a obtenu le soutien des manifestants.