Chine/Coronavirus: contamination en baisse et carte moléculaire du nouveau coronavirus

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Pékin - Le nombre quotidien de nouveaux cas de contamination au coronavirus enregistré et annoncé jeudi par les autorités chinoise a été le nombre le plus bas déclaré depuis près d'un mois.

Les autorités provinciales ont fait état jeudi de 628 nouvelles contaminations, avant d'annoncer que 279 personnes comptées dans un premier temps comme contaminées avaient finalement été déclarées négatives, soit une augmentation quotidienne "nette" de 349 cas.

Au cours des dernières 24 heures, l'épidémie de nouveau coronavirus a fait 114 morts de plus en Chine continentale, portant à 74.500 le nombre total des personnes infectées par le virus dans la province de Hubei (centre), a indiqué la Commission nationale de la santé.

La même source explique que cette actualisation du nombre de cas dans le Hubei par le fait que certains patients, d'abord comptabilisés comme "confirmés" sur la base de simples radios pulmonaires, avaient depuis subi un test de dépistage ayant révélé qu'ils n'avaient pas contracté la maladie Covid-19.

En dehors du Hubei, le nombre de nouveaux cas quotidiens chute progressivement, avec seulement 45 annoncés jeudi par la Commission nationale de la santé.

Des scientifiques publient une carte moléculaire du nouveau coronavirus

Des scientifiques américains ont publié mercredi dans la revue Science la première carte atomique en trois dimensions de la partie du nouveau coronavirus qui infecte les cellules humaines, une étape importante pour le développement de traitements et de vaccins.

Une équipe de chercheurs de l'université du Texas à Austin et des Instituts nationaux de santé (NIH) a eu recours à une technologie appelée cryo-microscopie électronique (distinguée par le Nobel de chimie en 2017) afin de modéliser la partie du virus qui s'attache aux cellules, des pointes appelées protéines de spicule.

"La pointe est l'antigène que nous voudrions introduire chez les humains pour déclencher de façon préventive la production d'anticorps par le système immunitaire, afin qu'il soit prêt à répondre à une attaque le jour où le vrai virus arrive", explique à l'AFP Jason McLellan, le scientifique qui a mené l'étude.

Lui et son équipe étudiaient depuis des années d'autres virus de la même famille, notamment Sras et Mers.

Puisant dans cette expérience, et à partir du génome publié par les Chinois au début de l'épidémie, ils ont fabriqué une version stable des pointes du virus en laboratoire.

Leur structure moléculaire est désormais disponible pour les chercheurs du monde entier.

"C'est une belle structure nette de l'une des protéines les plus importantes du coronavirus, une véritable percée pour comprendre comment ce coronavirus trouve et pénètre les cellules", commente le virologue Benjamin Neuman, à la Texas A&M University-Texarkana, qui n'a pas participé à ces travaux.

La carte devrait notamment aider les chercheurs à comprendre comment le virus se cache et comment le neutraliser, donnant des recettes possibles de médicaments antiviraux, pour les personnes déjà infectées, et d'un vaccin.