Corée du nord : Nouveaux tirs de missile pouvant atteindre les U.S.A

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Le missile intercontinental lancé tôt ce mercredi 29 novembre, est "équipé d'une ogive lourde extra-large capable de frapper la totalité du continent américain", selon l'agence de presse officielle KCNA. La situation Nord-Coréenne, ayant connu une accalmie ces dernières semaines, rebascule dans une crise

ICBM : Missile balistique Intercontinental 

Qu’est-ce qu’un ICBM ? Un missile balistique intercontinental est un missile balistique à longue portée (plus de 5 600 km ). Technologie non maitrisé jusque-là par la Corée du nord, la portée de leurs missiles couvrirait maintenant en théorie un périmètre atteignant les Etats-Unis, principale cible du gouvernement nord-coréen. D'après Pyongyang, le missile a atteint une altitude de 4 500 kilomètres avant de se crasher à 950 kilomètres du site de lancement

Selon David Wright, expert américain en missile balistique, “cela voudrait dire que l’engin aurait voler sur une durée de 54 minutes selon des rapports du gouvernement Japonais […]si ces chiffres sont corrects […]ce missile aurait une portée de 13000 kilométrées , un tel missile aurait une amplitude largement suffisante pour atteindre Washington D.C ainsi que n’importe quelle partie des Etats-Unis Continentaux » a-t-il certifié sur le blog « All things Nuclear ». Autant de données qui mettent en péril le processus de négociations, notamment avec les Etats-Unis.

"On va s'en occuper »

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a réagi brièvement avec cette phrase : « on va s’en occuper ». Les principaux acteurs du dossier ainsi que ses voisins ont réagi aussitôt avec fermeté.

Le premier ministre japonais, Shinzo Abe a exprimé son inquiétude suite à un "acte violent" et "intolérable". 

La Russie a quant à elle dénoncé «ce nouveau tir de missile [...] qui suscite une nouvelle hausse des tensions et qui nous éloigne d'un début de règlement de la crise», a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov et d’ajouter qu’il « espére que les parties concernées réussissent à garder leur calme».

La Chine, intermédiaire et médiateur d’importance dans le dossier nord-coréen affiche son appréhension. «Nous exprimons notre vive inquiétude et notre opposition», a indiqué Geng Shuang, porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères.

Une réunion en urgence du conseil de sécurité. 

La réunion en urgence du conseil de sécurité sur la Corée du Nord, demandée par le Japon, les États-Unis et la Corée du Sud se tiendra à New York ce mercredi vers 21h30 GMT.

 Le conseil de sécurité pourrait appeler à prendre de nouvelles mesures» au-delà des sanctions déjà adoptées par l'ONU, visant notamment le trafic maritime transportant des bien depuis et vers la Corée du Nord.

L’accalmie qu’avait connue le dossier des missiles coréens avait suscité une résurgence des espoirs de la communauté internationale quant à la résolution de cette conjoncture. Cependant ce n’était que le calme avant la tempête.