Flambée de violence au Soudan

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Peu après une visite en Egypte, aux Emirats arabes unis et en Arabie saoudite du chef du Conseil militaire au pouvoir - Abdel Fattah al-Burhane -, l’armée soudanaise réprime brutalement les manifestions au Soudan.

Fort d'importants soutiens dans la région ; notamment en Egypte, aux Emirats arabes unis et en Arabie saoudite où il a récemment effectué une tournée, le chef du Conseil militaire au Soudan, Abdel Fattah al-Burhane, est revenu avec un visage plus ferme dans son pays. Ne souhaitant rien céder au peuple, le général a refusé de laisser les rênes du pouvoir aux civils comme le demande la contestation.

« Nous avons décidé d’annuler ce qui a été agréé et de ternir des élections dans un délais de 9 mois. On va former un gouvernement de transition qui sera chargé de poursuivre et juger les dirigeants corrompus de l’ancien régime. » a-t-il déclaré à la télévision la nuit du lundi.

Cette annonce est survenue après une journée sanglante à Khartoum. Les forces soudanaises ont brutalement réprimé les manifestants qui tenaient un sit-in devant le QG de l’armée. Installés pacifiquement depuis près de deux mois, ils réclamaient le départ des généraux qui ont remplacé Omar El-Bechir depuis à la tête du pouvoir soudanais. Surpris par les balles, les manifestants ont dû fuir ce pour tenter de sauver leurs peaux.

"Plus de 35" personnes y ont perdu la vie et "des centaines" de personnes ont été blessées dans la dispersion sur ordre du Conseil militaire a indiqué mardi le Comité central des médecins soudanais. Ces violences, les plus graves depuis la destitution de l’ancien président viennent stopper toute négociation entre l’armée et l’alliance pour la liberté et le changement qui représentait les civiles dans les pourparlers.

L’Union Africaine, l'ONU et les Etats-Unis ; tous « impuissants » face à cette crise, ont regretté ces répressions. Le Royaume-Uni et l'Allemagne ont demandé une réunion en urgence du Conseil de sécurité de l'ONU pour tenter de résoudre définitivement les litiges soudanais.