L’état d’urgence sera prolongé d’un mois en Tunisie

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Le président tunisien Béji Caid Essebsi a décidé de proroger d'un mois l'état d'urgence, à compter du 16 mai courant, en raison « des exigences » de la lutte antiterroriste, a indiqué, ce mardi 16 mai, le porte-parole de la présidence. 

La situation « connait une amélioration continue, mais les exigences de l'action sécuritaire et militaire, surtout en matière de lutte antiterroriste, a nécessité la prolongation de l'état d'urgence pour un mois », a précisé Reda Bouguezzi.

Lors d'une visite en Allemagne, en février dernier, le chef de gouvernement Youssef Chahed avait promis la levée de l'état d'urgence, du fait que la situation est désormais « sous contrôle ».

Le président Béji Caid Essebsi avait, à la même période, décrété une prolongation de trois mois, au vu de « la situation aux frontières et dans la région, de manière générale ».

En vigueur sur l'ensemble du territoire national, l'état d'urgence est appliqué depuis le 24 novembre 2015, suite à l'attentat-kamikaze ayant coûté la vie à des agents de la sécurité présidentielle à Tunis.

La menace terroriste a considérablement baissé en Tunisie suite à la série d'attentats meurtriers de 2015 et la grande offensive de Daech, en mars 2016, contre la ville de Ben Guerdane (sud-est).

Les services de sécurité ont multiplié, depuis, les opérations préventives, qui ont permis de démanteler de dizaines de cellules dormantes et de réduire au maximum la marge de manœuvre des groupes armés et de leurs sympathisants.

L'activité terroriste est, actuellement, confinée dans les zones montagneuses, proches de la frontière algérienne, où des incidents sont signalés par moment.

Au cours des dernières semaines, la Tunisie a connu une vive tension sociale concentrées dans les régions intérieures et du sud, où les manifestants expriment des revendications portant essentiellement sur le développement local et l'emploi.

Le chef de l'Etat tunisien a décidé, la semaine dernière, de faire appel à l'armée pour « protéger » les sites de productions (pétrole et phosphates), souvent paralysés par les protestataires.