L’Union Africaine se retrouve chez Sissi pour discuter de la Libye et du Soudan

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Deux sommets africains d’urgence se tiendront ce mardi au Caire à la demande du chef de l’Etat Égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, président en exercice de l’Union Africaine. Des sommets pour trouver des solutions à la crise libyenne et pour éviter des dérapages au soudan.

Plusieurs chefs d’Etat africains seront réunis ce mardi au Caire pour deux sommets « d’exceptions » proposés par le président en exercice de l’Union Africaine, Abdel Fattah Al-Sissi. Alors que le Chef de l’Etat Égyptien est sur le point de remporter par la force des choses un référendum lui donnant la possibilité d’exercer le pouvoir jusqu’en 2030, Al-Sissi se préoccupe de sa dimension régionale et internationale et tente de couvrir la mascarade intérieure en provoquant cette rencontre ses homologues africains. Une rencontre qui sera comme d’habitude sans incidences sur le terrain au Soudan et surtout en Libye où l’Europe, notamment la France, et la puissance américaine rythment de leurs rivalités la crise politique dans les deux pays.
Depuis 4 mois, des manifestants soudanais ont demandé et obtenu le départ de Omar Al-Bechir, président du Soudan depuis 30ans. L’armée, qui a pris le pouvoir depuis le départ de l’oligarque, est également contestée par les manifestants soudanais. Ils exigent « un changement de système politique dont l’armée fait partie ».

L’UA a menacé, il y a une semaine, de suspendre le Soudan si l’armée ne quittait pas le pouvoir d’ici à quinze jours, au profit d’une « autorité politique civile ».

C’est à cet effet que les présidents Idriss Déby (Tchad), Ismaïl Omar Guelleh (Djibouti), Paul Kagame (Rwanda), Denis Sassou-Nguesso (Congo), Mohamed Abdullahi Mohamed (Somalie) et Cyril Ramaphosa (Afrique du Sud) seront réunis en Egypte pour éviter tout un dérapage entre armée et peuple soudanais.

Pour la Libye, il s’agit de taire une querelle qui renaît depuis maintenant trois semaines. Le maréchal Khalifa Haftar, soutenu notamment par l’Egypte, a lancé une offensive contre la capitale Tripoli. Une réplique des forces loyales au Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale, s’en est suivie. Cette situation ramène des hostilités en Libye, pays qui subit une crise depuis 2011, année de la chute du régime de Mouammar Kadhafi. L’UA tente de résoudre cette crise en relançant le processus politique et en éliminant le terrorisme en Libye.