La légalisation du cannabis mènerait à la banalisation de son usage parmi les jeunes

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Nations-Unies (New York) - La légalisation du cannabis mène à la banalisation de son usage parmi les jeunes, avertit l'Organe international de contrôles des stupéfiants (OICS) dans une étude publiée jeudi, s'inquiétant que cette substance est déjà la plus largement utilisée parmi cette catégorie, avec 13,8 millions de jeunes qui en consomment dans le monde.

L’OICS exprime ainsi sa préoccupation face aux mesures prises par certains pays pour autoriser l’usage de cannabis, une substance placée sous contrôle, à des fins non médicales, en contradiction avec les dispositions des traités relatifs au contrôle des drogues et les obligations qui en découlent.

Même si le cannabis a des avantages médicaux, tel que pour la sclérose en plaque ou comme antiémétique lors de la prise de traitement pour le cancer, il est aujourd’hui beaucoup plus fortement dosé, selon cette étude internationale.

Le dosage de son principe actif, "delta9-THC", passé de 0,5%, il y a 40 ans, à 25% ou 30%, et son effet se rapproche de celui du LSD (une drogue dure), entraînant des risques d’hallucinations.

"Il y a un risque de perte du sens de l’espace et du temps et nous avons dans le monde une augmentation du nombre d’accident de gens qui ont consommé du cannabis", explique Bernard Leroy, membre de l’OICS, cité dans un communiqué.

Selon lui, l’usage du cannabis "peut mettre en évidence des psychoses", ajoutant que cette substance, contrairement à l’alcool, ne se dissout pas dans le sang mais dans les graisses du cerveau et peut mettre trois semaines pour se dissoudre.

L’OICS s’alarme également de l’effet normatif de la légalisation du cannabis et des effets du cannabis sur les jeunes sur le plan sociétal.

"Nous avons beaucoup de jeunes qui ne s’investissent plus à la fois scolairement mais aussi socialement et affectivement", a déploré M. Leroy.