Suède ou l’inexorable progression de l’extrême droite en Europe

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Selon les résultats des élections législatives tenus ce dimanche 9 septembre en Suède, l’extrême droite, continue de progresser  même si elle n’a pas atteint son objectif de remporter entre 20 et 30% des voix

L’extrême droite qui tablait sur 20 à 30% est loin de cet objectif et a ainsi échoué à devenir le deuxième plus grand parti de Suède mais ils ont progressé en passant de 12,9% lors des dernières élections, il y a quatre ans, à 17,8%.

Le leader de la formation anti-immigration, Jimmie Åkesson a déclaré : « nous sommes les grands gagnants de cette élection (…). Nous allons exercer une véritable influence sur la politique suédoise. Il a ajouté : « je suis prêt à parler, à coopérer, à négocier avec tous les partis, mais je veux surtout inviter Ulf Kristersson à négocier ».

De son côté, le premier ministre suédois, Stefan Löfven a déclaré : « nous sommes le premier parti de Suède » et a tendu la main à l’opposition pour une collaboration politique. « Cette élection marque l’enterrement de la politique des blocs. Personne n’a obtenu de majorité. Il est donc naturel de lancer une collaboration entre les blocs », a-t-il ajouté.

Löfven a également fait part de son intention de rester à la tête du gouvernement pour faire barrage à la formation anti-immigration. Il a, en effet, annoncé qu’il resterait en poste durant les prochaines semaines. « Il nous reste deux semaines avant l’ouverture du parlement. Je travaillerai calmement, en tant que premier ministre, dans le respect des électeurs et du système électoral suédois », a-t-il souligné.

Mais le chef des conservateurs, Ulf Kristersson a rejeté l’appel du premier ministre à s’unir et a déclaré que « ce gouvernement a fait son temps » avant d’ajouter : « Il doit démissionner ».

Par ailleurs, les résultats définitifs des élections restent suspendus aux 200 000 Suédois de l’étranger dont le vote sera dépouillé mercredi prochain. Mais pour l’heure, même si le bloc « rouge-vert » détient un siège de plus que l’opposition du centre et de droite au parlement suédois (Riksdag), aucun camp n’est proche d’avoir 50% des 349 mandats en jeu.

Le parti social-démocrate a perdu près de trois points par rapport aux législatives de 2014 avec 28,4% des suffrages. Stefan  Löfven a été beaucoup critiqué avec l’arrivée en 2015 de 160 000 demandeurs d’asile. De même, après avoir ouvert les portes aux réfugiés Syriens, Irakiens et Afghans en septembre 2015, évoquant une « Europe qui n’édifie pas de murs », Löfven  annonce deux mois plus tard le rétablissement des contrôles aux frontières. Ceci lui vaudra aussi des critiques, certains lui reprochant d’avoir ouvert les portes aux demandeurs d’asiles et d’autres de les avoir refermées aussitôt.