Tunisie : Le Premier ministre Habib Jemli dévoile un gouvernement de sans-parti

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Tunis - Le Premier ministre tunisien Habib Jemli, désigné par Ennahdha, parti vainqueur aux élections législatives d'octobre dernier, a dévoilé jeudi la composition de son gouvernement formé de 42 ministres et secrétaires d'Etat technocrates.

Dans la composition du gouvernement qui doit obtenir la confiance de l’assemblée des représentants du peuple (ARP), la femme sera représentée à hauteur de 40 pc.

Le nouveau gouvernement annoncé au terme de 42 jours de négociations entre les différentes composantes de la scène politique tunisienne, comporte des compétences tunisiennes résidant à l'étranger, en plus de celles établies en Tunisie.

Ses membres choisis parmi un large éventail de candidats sont âgés entre 31 et 69 ans soit une moyenne d'âge de 50 ans.

Selon Jemli, le choix de son équipe s'est basé sur les critères de compétence, d'intégrité, d'indépendance et de la capacité de gestion.

Parmi les critères, figurent également, le programme du gouvernement et ses priorités, à travers l'adoption d'une nouvelle méthode de travail à même de garantir l'efficacité de l'action gouvernementale.

Il a tenu à saluer les partis politiques dont en premier lieu le mouvement Ennahdha qui, a-t-il relevé, a participé de façon continue au pouvoir depuis 2011 et qui a approuvé les conditions posées pour garantir l'indépendance de l'équipe gouvernementale.

Jemli a, également, salué les autres partis pour avoir respecté cette condition."En cas d'erreur je n'hésiterai pas à rectifier le tir" a-t-il poursuivi.

Il a expliqué que le paysage politique actuel ne permet pas la formation d'un gouvernement de coalition, l'expérience l'a montré.

Un gouvernement de compétences indépendantes n'est pas un gouvernement contre les partis, a-t-il insisté, relevant qu’au contraire, la réussite du gouvernement de compétences sera le meilleur appui pour les partis politiques.

L'équipe choisie, a-t-il poursuivi, collaborera, harmonieusement, avec le gouvernement et le parlement.

Pour Jemli, le critère primordial pour évaluer le rendement des membres du nouveau gouvernement sera le degré de réussite dans l'exécution de leurs programmes départementaux. Chaque ministre élabore son projet de programme durant le premier mois de sa prise de fonction qui sera exposé lors du conseil des ministres avant d'être soumis aux députés.

Une démarche qu'il faudrait ancrer progressivement dans la réalité pour mettre la Tunisie sur la bonne voie, a-t-il soutenu, se disant convaincu que le prochain gouvernement saurait répondre aux attentes des Tunisiens.

Ce retard affiché dans l’annonce de la composition du gouvernement est intervenu suite à l’échec des négociations avec certaines formations politiques, notamment "Attayar" et "Echaab", qui ont élevé la barre très haute en formulant des exigences impossible à satisfaire.