Algérie : Une situation sécuritaire à risques multiples selon la diplomatie française

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Le ministère des Affaires étrangères français a adressé sur son site une mise en garde aux ressortissants français résidant ou devant se rendre en  Algérie contre la situation sécuritaire dans le pays où toutes les zones frontalières, sauf celle avec le Maroc, sont considérées comme dangereuses. L’intérieur du pays est également comme plusieurs poches à risques.

La mise en garde française souligne que le « pays reste exposé à la menace terroriste, en raison à la fois :

  • du risque terroriste régional lié en particulier à la zone sahélienne, limitrophe de l’Algérie, mais également à la situation sécuritaire qui prévaut en Libye (d’où provenaient les terroristes qui ont attaqué le site gazier d’In Amenas en janvier 2013) ainsi qu’à l’Est de la Tunisie, dans la région frontalière du mont Chaambi, où les forces de sécurité algériennes et tunisiennes poursuivent des opérations conjointes.
  • de la persistance d’un risque terroriste interne, pour l’essentiel localisé dans le quart Nord-Est du pays, et qui est principalement dirigé contre les forces de l’ordre.

Ce risque terroriste est également susceptible de concerner les ressortissants et les intérêts français en Algérie.

Il en résulte que :

  • Les déplacements sont formellement déconseillés aux ressortissants [français] dans la zone rouge définie par le site dans la carte notamment au Sud et à l’Est de l’Algérie.
  •  Les déplacements sont déconseillés dans le reste du pays classé en zone orange, sauf raison impérative.
  • Les déplacements professionnels et touristiques sont possibles dans les villes d’Alger et de Tipasa, d’Oran et de Tlemcen, sous réserve de faire preuve d’une grande vigilance.

La zone frontalière avec la Tunisie et la Libye est désormais classée dans sa quasi totalité en zone rouge, en raison d’un risque terroriste élevé (et, s’agissant de la région frontalière entre l’Algérie et la Tunisie, de la poursuite d’actions conjointes entre les forces de sécurité des deux pays. Les déplacements y sont formellement déconseillés.

Bien que les actions terroristes aient diminué ces derniers mois au nord de l’Algérie, le risque reste malgré tout élevé dans les wilaya de Tizi Ouzou, Bouira, Boumerdès, Béjaïa, Jijel, Tebessa, El Oued et dans le massif des Aurès, où évoluent toujours des groupes terroristes d’Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI).

Selon la situation sécuritaire, certains axes routiers et certaines zones peuvent être interdits à la circulation par les autorités algériennes. Celles-ci peuvent également imposer une escorte assurée par la police, la gendarmerie ou l’armée.

Dans ces régions, tout déplacement par voie routière, même avec une escorte au demeurant nécessaire, doit être considéré avec la plus grande prudence. Les déplacements par avion doivent toujours être privilégiés. Tout en restant prudent en toute circonstance et sur tous les axes, il est nécessaire d’éviter les axes secondaires et non surveillés et de ne pas circuler la nuit. Il convient aussi d’éviter les déplacements répétés à itinéraire et horaire constants.

Même s’il est en net recul, le risque terroriste subsiste encore dans d’autres régions du Nord du pays. Des incidents en lien avec des activités terroristes se sont produits dans les wilayas d’Ain Defla, de Medea ou de Tipasa. L’académie militaire de Cherchell, située à une centaine de kilomètres à l’Ouest d’Alger, avait par ailleurs été victime d’un attentat, le 26 août 2011, qui avait fait 18 tués et plusieurs blessés parmi les militaires algériens.