Bouhdoud plaide à Washington pour une intégration régionale plus étroite pour stimuler l'effort de développement en Afrique du Nord

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Le ministre délégué chargé des Petites entreprises et de l'intégration du secteur informel, Mohamed Mamoune Bouhdoud a plaidé, à Washington, pour une intégration régionale plus étroite et plus approfondie en vue de stimuler l'effort de développement en Afrique du Nord, soulignant que c'est un processus largement favorisé par l'existence de liens culturels, linguistiques et sociologiques naturels entre les pays de la région.

Intervenant lors du Forum organisé par la Chambre nationale de commerce arabo-américaine sur le thème “Afrique du Nord : défis et opportunités dans un temps de transition”, en marge du sommet Etats Unis-Afrique, abrité par la capitale fédérale US du 4 au 6 août, Bouhdoud a affirmé que les avantages à tirer de cette intégration sont nombreux, que ce soit en termes de multiplication des activités économiques, d'accroissement de la compétitivité, d'usage plus efficace des ressources, de protection des richesses communes ou encore en matière de capitalisation sur les nouvelles technologies énergétiques.

A cet effet, il a appelé à la conjugaison des efforts pour dynamiser la relation économique intra-régionale et à l'exploration des opportunités d'investissement croisées qui existent entre les entreprises nord-africaines.

Le ministre a énuméré, à cet égard, un certain nombre de domaines porteurs d'opportunités évidentes pour l'intégration et susceptibles de servir de puissant moteur à la croissance dans la région dont l'énergie, les changements climatiques et l'environnement, le secteur financier, la facilitation du commerce et des transports, les technologies de l'information et de la communication et le développement du capital humain.

Bouhdoud a aussi mis l'accent sur les défis et enjeux de développement auxquels sont confrontés les pays de la région dont principalement l'impératif de générer de la croissance, de lutter contre le chômage et de répondre aux fortes attentes sociales.

Il a, par ailleurs, insisté sur l'atout intrinsèque majeur des pays de la région de par leur positionnement et leur attachement au continent africain qui leur offre des opportunités certaines de partenariat pouvant accompagner leur dynamique de croissance, et par ricochet immédiat, favoriser la création de richesses dans les pays subsahariens et contribuer à leur développement.

Bouhdoud a, dans ce sens, affirmé l'attachement au plus haut niveau du Maroc à contribuer activement à l'intégration du Maghreb, et à faire émerger un “nouvel ordre maghrébin”, conformément au choix stratégique énoncé dans la Constitution.

Le Maroc, fort de ses institutions et de ses acquis démocratiques et jouissant d'un capital immatériel important, en termes notamment de stabilité institutionnelle, politique, et macro-économique, d'ouverture économique, de tolérance religieuse, d'identité pluraliste et de qualité de vie, faisant de lui, selon la Banque Mondiale, le pays produisant le plus de richesse par habitant dans l'Afrique du Nord, est à même de contribuer activement à l'intégration de cette région en général et du Maghreb, en particulier, en jouant le rôle de passerelle économique, selon des schémas triangulaires avec d'autres régions du monde, notamment l'Amérique du Nord, l'Europe et le Moyen Orient, a soutenu le ministre.