Cellule d'embrigadement de Marocains au Sahel : des sentences allant de l'acquittement à 20 ans de prison ferme contre 27 personnes

5437685854_d630fceaff_b-
1
Partager :

?????-???-actu

La Chambre criminelle de première instance chargée des affaires de terrorisme à l'annexe de la Cour d'appel de Salé a rendu, jeudi  soir, des verdicts allant de l'acquittement à 20 ans de prison ferme contre 27 personnes poursuivies pour des actes terroristes.

Ainsi, le principal accusé, Mustapha El Kadaoui, a été condamné à 20 ans de  prison ferme assortis d'une amende de 500.000 Dh, après avoir été reconnu  coupable de "constitution d'une bande criminelle pour préparer et commettre des  actes terroristes dans le cadre d'un projet collectif visant à porter atteinte  à l'ordre public, financement du terrorisme en utilisant des fonds pour commettre un acte terroriste, incitation d'autrui à commettre un crime  terroriste, appartenance à un groupe religieux interdit et tenue de réunions  sans autorisation".

Le tribunal a condamné 6 accusés à 5 ans de prison ferme et 7 accusés à 3 ans de prison ferme, tandis que 12 autres, dont 5 étaient poursuivis en état de  liberté provisoire, ont écopé d'une peine de 2 ans de prison ferme. Une seule  personne, qui était poursuivie également en état de liberté provisoire, a été  acquittée.

L'ensemble de ces personnes condamnées étaient poursuivies, chacun en ce qui  le concerne, pour "constitution d'une bande criminelle pour préparer et  commettre des actes terroristes dans le cadre d'un projet collectif visant à  porter atteinte à l'ordre public, non dénonciation d'actes terroristes,  financement du terrorisme en utilisant des fonds pour commettre un acte  terroriste, incitation d'autrui à commettre un crime terroriste, appartenance à  un groupe religieux interdit et tenue de réunions sans autorisation".

Les services de sécurité avaient réussi, en novembre dernier, à démanteler  une cellule active dans l'embrigadement et l'enrôlement de jeunes Marocains  imprégnés des idées d'Al Qaïda, dans le dessein de les envoyer dans la région  du Sahel pour le soi-disant jihad.

Les membres de cette cellule démantelée, dont le chef était un ressortissant  malien, opéraient dans les villes de Nador, Casablanca, Guercif, Laâyoune,  Kalâat des Sraghna, Béni Mellal et Berkane, pour l'embrigadement et  l'enrôlement de jeunes marocains envoyés pour le jihad au Sahel.