Daech: Les Pays-Bas lâchent et le Maroc s’apprête

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Les jihadistes de Daech continuent à faire des ravages sur le plan régional et international. Les pays menacés bougent dans tous les sens, les mesures gouvernementales se multiplient .Dans ce cadre, le gouvernement néerlandais compte retirer la nationalité néerlandaise pour les jihadistes bi-nationaux, qui sont jusqu’ici au nombre de 130, partant menés le jihad en Syrie et en Irak.

Pour lutter contre le recrutement des jihadistes des pays Bas, le ministère de justice demande le retrait automatique de la nationalité néerlandaise aux jihadistes. « Au regard de la sécurité nationale il pourrait être nécessaire de retirer la nationalité néerlandaise et de déclarer la personne étrangère indisérable. Ils ne pourraient pas rentrer aux Pays Bas » déclare le ministre de justice. Cette proposition ne concerne que les néerlandais bi-nationaux. «  Cette mesure est discriminatoire et ne s’adressera qu’aux Néerlandais d’origine étrangère comme les Marocains, alors qu’ils sont nées aux Pays Bas et qu’ils ne connaissent rien au pays d’origine de leurs parents » affirme Abdou Menbhi, président de l’association EMCEMO à Amsterdam.

Le Maroc pourrait juger ses MRE jihadistes néerlandais…

En matière de législation, le Maroc est prêt à juger les jihadistes qu’ils soient Marocains ou d’origine marocaine s’ils reviennent au pays. La nouvelle proposition de loi anti terroriste servira d’arme forte et d’outil puissant dans l’arsenal juridique marocain.  Les nouveaux amendements seront examinés ce jeudi 17 septembre par le conseil de gouvernement. Pour rappel, la justice marocaine pourra, selon cette nouvelle loi, poursuivre les terroristes étrangers à coté des terroristes nationaux. Ils risqueront de cinq à quinze ans de prison et une amande de 50000 à 500000 dirhams.

L’OTAN compte sur le Maroc

Même "S’il est devenu quasi certain que le Maroc ne sera pas partie prenante dans la campagne militaire annoncée contre l’organisation terroriste de l’Etat islamique, il n’en demeure pas moins que son rôle reste crucial dans cette nouvelle guerre anti-terroriste" affirment de hauts responsables au sein de l’Organisation de l’Atlantique du Nord. L’OTAN compte sur la contribution du Maroc dans la lutte contre l’Etat Islamique.  Mais c’est au pays de décider la manière avec laquelle il va réagir face à cette guerre. "C’est au Maroc, et seulement au Maroc, de déterminer quel rôle il pourrait jouer au sein de la Coalition en cours de constitution, sur la base de ses propres intérêts sécuritaires", a signalé Miguel Carceles, l’ambassadeur espagnol accrédité auprès de l’OTAN.

Précision de taille, le Maroc est salué pour son implication dans les activités de l’OTAN. "La participation du Maroc aux activités de l’OTAN a connu une hausse très significative en 2013. Le Maroc a participé à 59 activités militaires de l’OTAN, contre 40 en 2012", dévoile Henry Lamberri, un haut responsable au sein de l’Organisation.