Entre Aït Ljid et Maâti Boumli, Aftati cherche le crime le plus abominable !!!

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Un crime, c’est un crime. Un assassinat, c’est assassinat. Tous les actes de ce genre sont odieux et abjects. Abdelaziz Aftati, dirigeant du PJD, n’est cependant pas totalement d’accord avec ces évidences. Entre deux assassinats des plus sauvages, il cherche encore le verbe à même de les distinguer et à comparer entre les atrocités. Ses informations lui permettent de savoir qui entre les deux est l’assassinat le plus abominable.

Ainsi, il prétend, que le crime commis, en 1991 à Oujda, contre l’étudiant de gauche Maâti Boumli, assassiné cruellement par des étudiants islamistes appartenant à la formation d’Al Adl wa Lihsan, est plus sauvage que celui perpétré , en 1993 à Fès, par des étudiants des deux factions islamistes d’Al Islah wa TTajdid (actuel PJD) et Al Adl wa Lihsan, sur l’étudiant  Mohamed Aït Ljid Benaissa.

C’est clair, celui que la presse range dans le cadre des faucons du PJD sait de quoi il parle ! Il ne l’a pas dit. Il ne le dira jamais. La manière est tout simplement inhumaine. Elle dénote d’une pensée totalement sauvage. Dans une déclaration au site d’information « badil.info », il entend brouiller les cartes entre les deux étudiants assassinés par des islamistes. Il oublie seulement que le premier crime politique a été déjà élucidé et que les auteurs en ont payé le prix : 20 de prison ferme à Oujda et Kénitra.

Maâti Boumli a été enlevé, depuis la salle des travaux pratiques à la faculté des sciences, au sein de l’université Al Hassa I, par un groupe d’étudiants, adeptes d’Al Jamaa d’Abdessalem Yassin. Il fut traîné de force à une maison au quartier d’Al Qods. Là, une fetwa fut décrétée. On l’avait égorgée. Aftati a peut-être raison.  Mais, ce n’est pas tout ce qu’il insinuait. Le jeune natif de Guercif fut édenté, dénaturé et vidé de tout son sang ! Il fut jeté un petit matin dans la rue. La police trouvera des bouteilles  pleines de sang, dans l’une des maisons envahies.

Et pour l’assassinat le « moins » abominable ? ! Aït Ljid, en compagne du seul témoin oculaire de l’affaire, son camarade Hadioui Khammar, étaient à bord d’un taxi. Ils étaient à une centaine de mètres de la faculté de droit, quand un groupe d’étudiants islamistes intercepta le véhicule. Ils obligent les deux étudiants de gauche à descendre. Commença le processus mortel « moins abominable ». Dans son premier témoignage, le chauffeur de taxi que personne ne sait où il est parti par la suite, dit que certains « jeunes barbus cognaient la tête d’Ayt Ljid à l’aide d’un morceau de trottoir » !!! Trois jours après, un autre étudiant de gauche était mort.

Dans l’affaire d’Aït Ljid, un seul étudiant de l’époque est actuellement en prison : Omar Mouhib. Il appartient à la Jamaâ d’Al Abbadi. Un autre étudiant fut arrêté à l’époque, non loin du site du crime politique, et appartenait au PJD. Il s’agit d’Abdelali Hamieddine.