Espagne : Le beau gosse qui veut changer le PSOE et le faire gagner

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sanchez delpozo Quid.ma Pedro Sanchez, nouveau secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), promet un parti rénové qui va "recommencer à gagner" les élections, après les échecs successifs du parti depuis les élections de 2011 ayant porté le PP au pouvoir.

"Nous allons changer le Parti socialiste pour changer l'Espagne", répétait souvent ce jeune député, de 42 ans, un économiste de formation qui a été officiellement désigné, samedi soir à Madrid, secrétaire général du PSOE lors d'un congrès extraordinaire.

"Je suis un militant de base, je viens pour changer ce parti de bas en haut", disait souvent dans ses interventions en promettant aux militants socialistes "un parti qui va recommencer à gagner". "Des millions d'Espagnols veulent un PSOE rénové", déclare-t-il.

Pedro Sachez, a été proclamé nouveau leader des socialistes en remplacement d'Alfredo Perez Rubalcaba, démissionnaire à la suite de la déroute dans les élections européennes du 25 mai dernier, après avoir été élu avec près de 49 pc des votes, loin devant ses deux adversaires, le député basque Eduardo Madina (36 pc) et l'universitaire andalou José Antonio Pérez Tapias (15 pc).

Professeur d'économie à l'université de Madrid, Pedro Sanchez, père de deux enfants et grand fan de basket, reprend ainsi les rênes d'un parti en perte de vitesse, après avoir eu la confiance des ténors du parti, notamment de Felipe Gonzalez, ex-chef du gouvernement et de la dirigeante andalouse Susana Diaz et obtenu "le soutien total et inconditionnel" d'Alfredo Perez Rubalcaba.

Sanchez, surnommé "guapetin" (beau gosse), veut échapper ainsi à l'héritage de l'époque où le parti socialiste a déçu ses électeurs quand le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero a assumé les premières politiques d'austérité imposées par Bruxelles et qui a été vaincu en 2011 par le PP, dirigé par le conservateur Mariano Rajoy.

Le nouveau leader du PSOE avait appelé récemment les eurodéputés socialistes à ne pas voter, le 15 juillet dernier, pour Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne. "Ceux qui ne sont pas d'accord avec cette décision, qu'ils viennent expliquer cela à la base, aux militants", avait lancé à ses détracteurs Pedro Sanchez, qui a les yeux braqués sur les échéances des élections régionales et municipales de 2015 en Espagne, en promettant de bâtir un Parti socialiste "sans complexe", qui veut gagner et gouverner, et non pas se contenter de protester".

Dans son discours après son élection le 13 juillet dernier, il avait déclaré qu'il veut être celui qui "mettra à la retraite Mariano Rajoy", actuel chef de l'exécutif espagnol, avec lequel il doit s'asseoir, demain lundi, pour la première fois sur la même table au siège de la Moncloa pour discuter de la situation actuelle et surtout de la crise catalane.

Le gouvernement du PP va être un exécutif de "quatre ans", a promis Pedro Sanchez dans son allocution après la ratification de son élection samedi par le Congrès extraordinaire de Madrid, soulignant que les citoyens vont "récupérer" de nouveau la "confiance" dans le Parti socialiste.

Le nouveau patron du PSOE, qui défend la réforme de la constitution pour l'établissement d'un Etat fédéral en Espagne, n'a pas toutefois manqué l'occasion de saluer l'ancien secrétaire général du parti, Alfredo Pérez Rubalcaba (62 ans), affirmant que ce dernier a fait un "grand service" pour l'Espagne et pour le PSOE "dans une période très difficile".

Le Congrès du PSOE doit élire ce dimanche la nouvelle équipe qui accompagnera le nouveau leader dans son programme ambitieux.