Frédéric Pons : Au Sahara, l’Algérie joue avec le feu

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ponc-frederic  Valeurs actuelles, hebdomadaire français, a lancé le débat autour de l’implication fielleuse de l’Algérie dans le conflit au Sahara, avec un article signé Frédéric Pons Dans un article, publié ce jeudi 27 novembre, Frédéric Pons explique que « le dossier du Sahara occidental empoisonne depuis presque quarante ans les relations entre le Maroc et l’Algérie », ajoutant que « chaque poussée de fièvre correspond aux craquements du régime algérien. C’est le cas en ce moment, avec la succession du président Abdelaziz Bouteflika, aussi opaque que difficile. À Alger, les couteaux sont tirés et, dans le Sud, la tension vient brusquement de remonter. » Pour Valeurs actuelles, la rivalité ressentie par l’Algérie «  se prête à toutes les surenchères, au risque d’augmenter l’instabilité dans cette immense zone saharo-sahélienne où près de 3 500 soldats français traquent les réseaux jihadistes », une lutte anti-terroriste acharnée, à laquelle, rappelons-le, le Maroc contribue grandement, en tant que garant de la paix et de la stabilité dans la région, comme en témoignent un grand nombre d’ONGs. L’hebdomadaire français souligne, par ailleurs que « le regain de tension » est surtout lié au dossier du Sahara, « ce qui, selon Frédéric Pons, laisse penser qu’Alger joue sciemment avec le feu, appuyé par des lobbies, puissants à l’Onu, et des ONG occidentales, mal informées des réalités locales. » Le journaliste français, rappelle alors la vérité historique, la marocanité irrévocable du Sahara, vérité que certains tentent d’ignorer ou de nier, « récupéré par le Maroc, en novembre 1975, à la faveur de la Marche verte lancée par Hassan II, le Sahara occidental (266 000 kilomètres carrés) est une ancienne colonie espagnole, marocaine par son histoire. » Frédéric Pons explique alors, soulignant l’implication algérienne dans le conflit au Sahara, « ce territoire est revendiqué par le Polisario, mouvement parrainé et armé par l’Algérie. Il y a proclamé, en février 1976, une République arabe sahraouie démocratique (RASD). Alger a fait du Polisario sa marionnette au service de sa stratégie anti-marocaine, même si les “combattants” sahraouis sont souvent passés à des trafics lucratifs, en liaison avec des réseaux mafieux algériens. » Rappelant la dernière menace du Polisario à l’encontre du royaume, Pons précise que le Polisario est « soutenu à bout de bras par l’Algérie ». L’auteur explique en citant, dans ce sens, Charles Saint-Prot, le directeur de l’Observatoire d’études géopolitiques, « ce conflit artificiel est une ingérence d’un État étranger qui vise à déstabiliser le Maroc en soutenant un pseudo-séparatisme » Frédéric Pons n’a pas manqué, par ailleurs de rappeler la fermeté du dernier discours royal, à l’occasion de la commémoration de la marche verte, « la dégradation de la situation a conduit le roi Mohammed VI à mettre en garde l’Algérie, le 6 novembre, dans un discours d’une grande fermeté. Le roi a réaffirmé la souveraineté marocaine, « de Tanger à la frontière mauritanienne », et rappelé le plan d’autonomie présenté par le Maroc, en 2007, pour mettre un terme au conflit. Un statut de large autonomie sera donné l’an prochain au Sahara marocain. « Pour chaque dirham des recettes sahariennes, le Maroc en investit sept », assure Rabat. » Pour rappel, Frédéric Pons, est un journaliste et officier français.Ancien casque bleu, aujourd'hui colonel de réserve dans les parachutistes des Troupes de marine, il est professeur au Collège interarmées de défense, ainsi qu'à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr. Journaliste au Spectacle du Monde et rédacteur en chef du service « Monde » de l'hebdomadaire Valeurs actuelles, Pons est également président de l'Association des Journalistes de la Défense (AJD).