Human Rights Watch travaille au conditionnel

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L’ONG américaine s’insurge contre les procès des activistes sahraouis

Dans une lettre adressée au chef du gouvernement marocain, Abdelilah Benkirane, Human Rights Watch (HRW) s’élève contre les procès des activistes politiques sahraouis.

L’ONG américaine Human Rights Watch (HRW) incite les autorités marocaines à être plus indulgentes avec les activistes politiques sahraouis, dont elle juge les procès « inéquitables ».

L’ONG cite, notamment, le cas de l’activiste pro-sahraoui, Abdeslam Loumadi, arrêté le 21 janvier dernier et jugé au mois de juillet.

« Le tribunal n’a pas enquêté sur les allégations [de ce dernier] selon lesquelles il aurait été torturé par des policiers pendant son interrogatoire » déclare HRW qui remet en question la déposition de l’activiste qui nie l’avoir signée.

HRW est aussi prolixe qu’insidieuse dans ses remontrances. L’ONG américaine affirme en s’appuyant sur le conditionnel, que cette « affaire est typique d’un système qui voit les tribunaux condamner des accusés en s’appuyant sur des preuves qui pourraient avoir été obtenues sous la torture ou les mauvais traitements », ne manquant pas de dénoncer le jugement de 21 autres personnes impliquées dans les événements de Gdem Izik. Evénements ayant, par ailleurs, causé la mort de 13 agents des forces de l’ordre marocaines alors que 159 personnes ont été blessées. Un fait que l’organisation a l’habitude d’omettre.

Un bémol toutefois aux critiques de l’ONG qui se réjouit de « constater que le Maroc semble prêt à mettre fin à la compétence des tribunaux militaires à l’égard des personnes civiles », a déclaré, par ailleurs, la directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch, Sarah Leah Whitson.