Khalihenna Ould Errachid : C’est une plaisanterie que d'évoquer la question des droits de l'Homme au Sahara lorsqu'on voit ce qui se passe en Syrie ou en Centrafrique

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couv-lybie Le Maroc, en tant que pays souverain, "a le droit de rejeter toute atteinte à ses droits au Sahara et à ses intérêts  supérieurs", a affirmé le président du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS), M. Khalihenna Ould Errachid.

M. Ould Errachid, qui était mardi l'invité du Forum de la MAP, a ajouté que ni la Minurso, ni l'ONU n'ont le droit d'imposer au Maroc une surveillance internationale des droits de l'Homme dans ses provinces du sud, soulignant que le Royaume a pleinement le droit de refuser toute ingérence sous couvert de surveillance des droits de l'Homme dans les provinces du sud.

Qualifiant de "mascarade" la proposition d'élargissement des prérogatives de la Minurso pour englober la surveillance des droits de l'Homme au Sahara, le président du Corcas a plaidé pour le recours aux mécanismes modernes de management diplomatique et politique pour confirmer les droits du Maroc sur son Sahara.

Les Marocains, qui ont récupéré leur Sahara, sont capables, en comptant sur leurs propres forces, leur volonté inébranlable et leur foi en la justesse de leur cause et de leurs droits historiques, de défendre eux-mêmes l'intégrité territoriale du Royaume, a poursuivi M. Ould Errachid.

Il a en outre qualifié de "plaisanterie" le fait d'évoquer la question des droits de l'Homme au Sahara lorsqu'on voit ce qui se passe en Syrie ou en Centrafrique. "Au Sahara, il n'y a ni morts par dizaine, ni arrestations, ni  violations des droits de l'Homme. C'est une affaire politique", a-t-il tranché.

Rappelant que la Minurso a échoué dans l'opération d'identification, M. Ould Errachid a affirmé que "Le referendum ne sera certainement jamais organisé au Sahara", réitérant le droit du Maroc de refuser toute approche qui porterait atteinte à sa souveraineté sur les provinces du sud.

Selon M. Ould Errachid, la comparaison de la situation des droits de l'Homme au Maroc et dans les camps de Tindouf est "inadéquate" pour la simple raison que ces camps sont des "zones de non droits". Leurs habitants n'ont pas le droit à la libre circulation, ni même le droit de quitter ces camps, a-t-il  déploré, expliquant que pour sortir de ces camps, les refugiés doivent débourser "250.000 dinars algériens pour l'obtention d'un passeport algérien".

En outre, les Nations unies ont échoué à recenser les habitants de ces camps à cause de refus du Polisario et de l'Algérie car tout recensement de cette population se traduira par une réduction drastique des aides humanitaires et offrira à ces habitants la possibilité de quitter les camps sous la protection  de l'ONU.

M. Ould Errachid a également déploré le blackout imposé par le pouvoir algérien sur les camps, tout en empêchant quiconque de les quitter, à cause de la situation dans le nord du Mali.

Evoquant la question des ressources naturelles au Sahara, M. Ould Errachid a relevé que les habitants de ces provinces bénéficient amplement des ressources halieutiques et minières (Phosphate) existantes, d'autant plus que, depuis 1976, la Maroc a investi énormément dans la construction des routes, des ports, des aéroports et des écoles, entre autres.

De même, la proposition d'autonomie pour le Sahara offre aux habitants du territoire la possibilité de gérer leurs ressources librement, a souligné le président du Corcas.

Le président du Corcas a lancé un appel à l'ONU pour convaincre le Polisario et ses parrains algériens d'accepter une solution politique, consensuelle et réaliste à ce conflit à travers la proposition d'autonomie, ajoutant que "toute autre voie est vouée à l'échec".

Ce Forum de la MAP avec M. Ould Errachid comme invité s'inscrit dans le cadre de la série de Forums qu'organise l'agence depuis le mois de mars dernier  en vue de mettre la lumière sur les réalisations accomplies par le Maroc en  matière des droits de l'Homme.