L’opposition retarde le projet des banques islamiques

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Par tous les moyens, les membres de l’opposition tentent de retarder les projets de loi émis par le parti au pouvoir. C’est au tour du texte régissant les banques islamiques de passer par le tamis des conseillers. Une session extraordinaire, avant celle d’octobre, n’est pas à l’ordre jour.

Le fameux projet de loi sur les établissements de crédits accuse encore une fois du retard. Tant attendu par les islamistes, ledit projet a été recalé par la commission des Finances de la seconde chambre avant-hier lundi. Les conseillers ont décidé de reporter son approbation pour lundi prochain, le temps d’examiner en profondeur le texte et notamment la partie relative aux banques islamiques dites participatives. Seuls huit membres de ladite commission étaient présents lors de la réunion. Sept d’entre eux (Opposition) ont voté pour le report. Les conseillers auront, dans ces conditions, jusqu’à la fin de cette semaine pour soumettre leurs remarques.

Après le feu vert de la première chambre il y a plusieurs mois, le texte de loi est resté coincé chez les conseillers. En réalité, c’est le président de la seconde chambre, Mohamed Cheikh Biadillah, qui a voulu soumettre le texte à l’examen et l’avis du Conseil Economique et Social et Environnemental (CESE). Un geste qui démontre l’importance et la sensibilité du texte en question.

Ce sont donc trois textes de loi, jugés importants et primordiaux, qui devraient attendre octobre pour leur promulgation. Une date qui arrange les parlementaires qui juge d’inutile la tenue d’une session extraordinaire. Il s’agit de la loi organique des lois de finances (LOLF), celle relative aux Partenariats Public-Privé (PPP) ainsi que la loi sur les établissements de crédits. Des textes jugés prioritaire par le gouvernement et très commentés par l’opinion publique.