La diplomatie algérienne explique l’absence de Ramtane Laamara à la réunion de l’UMA à Rabat par la traduction de « l'attachement » de l'Algérie « à l'option UMA et au processus de construction de l'édifice maghrébin »…

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Ceux qui mettaient l’hostilité algérienne à l’égard du Maroc de ces derniers mois sur le compte des besoins de la campagne électorale sont maintenant fixés.

Le nouveau gouvernement algérien, désigné après les élections présidentielles du 17 avril 2014, a envoyé en effet, un premier message clair au Maroc. La reconduction du président Abdelaziz Bouteflika pour un quatrième mandat signifie que l'hostilité au Maroc continuera à être l'axe central de la diplomatie algérienne et que le régime algérien ne fera pas le Maghreb avec un Maroc qu'il cherche depuis quarante ans, sans succès, à réduire.

Le porte-parole du ministère des affaires étrangère algérien vient d'annoncer que le ministre des affaires étrangères Ramtane Laamamra, reconduit dans le nouveau gouvernent, ne mettra pas les pieds au Maroc et boudera la 32e session du conseil des ministres des affaires étrangères de l'UMA qui se tiendra à Rabat le vendredi 9 mai 2014. C'est le secrétaire général du ministère  qui se chargera de s'asseoir avec les ministres des affaires étrangères de l'UMA.

Ce niveau de représentation, administratif, de l'Algérie à cette session des ministres des affaires étrangères de l'UMA ne peut en aucun cas être interprété par le maintien d'une décision prise avant les élections présidentielles, mais par  un refus de tout dialogue politique constructif avec le Maroc au sein ou hors de l'UMA. Ceux qui ont exprimé leur crainte de voir le régime algérien choisir de monter les tensions avec le Maroc après la reconduction du président Bouteflika pour un quatrième mandat trouveront dans ce geste de l'Etat algérien une confirmation de leur analyse.

La dernière résolution du conseil de sécurité prorogeant la mission du MINURSO jusqu'à fin avril 2015, qui a constitué un « camouflet » pour la diplomatie algérienne selon l'expression utilisée par un journal algérien, et qui a mis en  échec une tentative de manipuler le rapport du secrétaire général de l'ONU contre le Maroc, a été senti à Alger  non seulement comme un nouveau revers mais comme un drame, vu le coût des manœuvres algériennes pour mobiliser la haineux contre le Maroc et les. Rabat a démontré à cette occasion, une fois encore, qu'il dispose de capacités réelles pour défendre ses intérêts, en premier lieu son intégrité territoriale, et de mettre en échec toute tentative, d'où qu'elle vienne, de nuire à ces intérêts. La résolution  du CS de l'ONU explique, beaucoup plus qu'un autre élément, la décision algérienne de snober les autres ministres des affaires étrangères maghrébins en retenant Ramtane Laamamra chez lui à Alger.

Ce qui est paradoxale, absurde et ridicule c'est que le porte-parole du ministère des affaires étrangères algérien a trouvé que ce niveau de représentation administratif de l'Algérie dans une réunion hautement politique est la traduction de  « l'attachement » de l'Algérie « à l'option UMA et au processus de construction de l'édifice maghrébin ».