Lachgar a démis Zaidi et imposé Hasnae Abou Zaid, l'USFP dans une nouvelle tourmente

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On ne peut pas imposer le fait accompli à Driss Lachgar, premier secrétaire de l'USFP, en ce moment où il se sent imperturbable. Ceux qui ne l'ont pas compris risquent d'en payer le prix. Pour lui, la reconstruction de parti ne peut se faire que dans l'ordre, le consensus étant impossible au sein de l'USFP.

 La signature de 24 députés du groupe socialiste à la chambre des représentants pour la reconduction d'Ahmed Zaidi à sa tête a été ressentie par Lachgar comme un défi, voire une manœuvre pour le déstabiliser en se drapant du règlement intérieur de la première chambre du parlement. La réponse ne s'est pas fait attendre. Le bureau politique de l'USFP a fait appel à la réunion de la commission administrative, organe intermédiaire, pour annuler le choix de la majorité des parlementaires. Le recours des parlementaires contestant la tenue de cette réunion a été rejeté par la justice qui refuse de s'impliquer dans une dispute partisane.

La commission administrative,  dont la réunion tenue dimanche a été boycotté par Zaidi et ses amis du courant «  démocratie et ouverture », a voté à l'unanimité pour la désignation de Hasnae Abou Zeid, candidate du bureau politique, comme nouvelle présidente du groupe socialiste à la chambre des représentants. Cette décision sera déposée lundi matin par le premier secrétaire du parti à la présidence de la chambre. Zaidi avait déjà déposé la décision de le désigner président  signé par 24 députés sur un total de 44, soit la majorité absolue.

Le nouveau président de la chambre des représentants se trouve devant la difficulté de trancher et de s'impliquer dans un conflit dont les répercussions ne font que commencer. Et ce n’est pas le nouveau bureau, qui attend la décision finale des USFPistes pour clôturer les procédures de renouvellement des instances à mi législature, qui l'aiderait à trouver une issue.

Driss Lachgar a appelé les membres de la commission administrative de son parti non seulement à démettre Zaidi de la présidence du groupe du parti à la chambre des représentants, mais également à le sanctionner. Il a appelé également à sanctionner  Abdelali Doumou, ex vice président de la chambre des représentants, accusé de flirter avec PJD et de défendre ses propres intérêts au détriment du parti selon des proches de Lachgar. Pour ce dernier, ces deux parlementaires ont porté atteinte au parti.

Zaidi, qui a qualifié la décision de la commission administrative de son parti d'illégale, a annoncé qu’il ne baissera pas les bras. L'USFP, qui vient de réintégrer les membres du parti travailliste et du parti socialiste, se trouve ainsi à nouveau devant la menace d'une nouvelle session.