Le Maroc s’attaque à la cybercriminalité : 4 ans pour sensibiliser et former à la lutte contre les cybercriminels

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couv-cyber La première campagne de lutte contre la  cybercriminalité au Maroc a été lancée, mardi 6 mai, à Kénitra, pour sensibiliser l'ensemble des acteurs publics et privés sur les dangers et menaces de ce phénomène et la nécessité de prendre toutes les mesures de sécurité pour protéger les systèmes d'information et de communication.

Cette campagne qui durera jusqu’au 25 juin, est par le Centre Marocain de Recherches Polytechniques et d'Innovation (CMRPI) en  partenariat avec l'Université Ibn Tofaïl de Kénitra, l'Association Internationale de Lutte Contre la Cybercriminalité et d'autres partenaires nationaux. Elle comprend une série de formations techniques et juridiques, des séminaires de sensibilisation dans différentes villes marocaines et un colloque international sur la cybercriminalité, prévu les 24 et 25 juin à l'Ecole Nationale des Sciences Appliquées de Kénitra (ENSAK).

La campagne menée sous le slogan "Ensemble contre la cybercriminalité", s'adresse particulièrement aux établissements publics, semi-publics, bancaires, universitaires et aux entreprises. Elle sera suivie, dans les quatre prochaines années, par d'autres éditions plus élargies visant d'autres catégories des utilisateurs du net.

Les organisateurs estiment que la cybercriminalité est devenue actuellement au Maroc une "préoccupation majeure du secteur public et privé", d'où cette campagne de sensibilisation sur les dangers et menaces de ce type de crime qui ignore les frontières et sur les mesures à prendre pour s'en protéger. Ce qui ne peut se faire qu'en adoptant une stratégie de sécurité des systèmes d'information et de communication répondant aux normes  internationales et se basant sur les équipements matériels et logiciels nécessaires.

Cette stratégie doit également englober l'investissement dans la formation continue des ressources humaines dans les domaines technique, technologique et juridique, vue l'évolution exponentielle des techniques "intelligentes" des cybercriminels, ce qui, selon eux, nécessite de tenir durablement le lien avec les laboratoires de recherches scientifiques attachés aux universités, de la défense nationale, de la gendarmerie royale et de la police scientifique.