Le syndicat du PJD qui s’oppose à un ministre non PJD : Une surenchère pour amuser la galerie

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Le syndicat du PJD a exigé que soit annulée la décision gouvernementale d’interdire aux fonctionnaires de l’éducation nationale de poursuivre leurs études universitaires et d’accéder aux centres de formation pédagogique

Le représentant de l’UNTM, centrale syndicale affiliée au PJD, a réagi à l’appel de Benkirane incitant la jeunesse de son parti à remplir l’espace de l’opposition. Devant le ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle Rachid Belmokhtar, lors de la rencontre de ce dernier mardi 16 septembre avec les syndicats les plus représentatifs, Abdallah Attache s’est montré excité, selon des sources dignes de foi. Le PJDiste a attaqué le ministre sur tout allant jusqu’à l’accuser d’agir à l’encontre de la constitution et la loi en touchant à des droits acquis. Le syndicaliste PJDiste a exigé, dans un langage ferme, que la décision d’interdire aux fonctionnaires de l’éducation nationale de poursuivre leurs études universitaires et d’accéder aux centres de formation pédagogique soit annulée.

Le ministre sans étiquette partisane, surpris par l’attaque frontale d’un représentant du parti du chef du gouvernement, a répondu à Attache que cette décision n’émane pas de Belmokhtar, parce qu’elle est, tout simplement, une décision gouvernementale, ce qui signifie qu’elle a eu l’aval de Benkirane. Le syndicaliste du PJD, qui a soutenu la revendication des autres syndicats d’annuler la décision, doit donc exprimer son rejet de cette décision devant le chef de son parti et lui demander de l’annuler. Le double jeu a été mis en difficulté.

Les centrales syndicales, qui sont venues demander l’annulation d’une décision jugée inéquitable, qui est en fait une réactivation d’une décision d’Azzeddine Laraki au début du programme d’ajustement structurel en 1983, n’ont pas réussi à changer le ministre d’avis. Ce dernier a insisté sur le fait que la décision est prise au niveau du gouvernement et non pas au niveau de son ministère et qu’elle vise à défendre les droits des élèves et mettre fin à l’absentéisme.

En vérité le gouvernement ne craint plus le corps enseignant et ses syndicats parce qu’il compte sur un syndicat, qui est en train d’islamiser l’enseignement, prêt à répondre oui aux mots d’ordre du chef du PJD d’autant plus facilement que l’arme de la retenue sur salaire a prouvé son efficacité. Ce qui réduit la sortie du syndicaliste PJDiste à une surenchère destinée à tromper la galerie.