Les Amazighs de Mzab, en Algérie, réclament la protection de l’ONU

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Avant qu’elle ne quitte le Maroc, la Haut Commissaire des Nations Unies aux Droits de l'Homme, Navi  Pillay, a pu s’enquérir, à proximité géographique, des conditions dans lesquelles vivent les amazighs de la région de Mzab en Algérie. Un objectif : protéger les amazighs mzabiens.

Un rapport succinct, compilé dans une lettre qu’elle a reçue à l’occasion de sa visite, lui a permis de prendre connaissance des « violences, flagrances, exactions, tourments et tortures » qu’ils subissent depuis six mois déjà, dans un déni de justice et d’équité par l’Etat algérien.

Le Dr Kamal Eddine Fekhar, défenseur algérien des droits humains ne mache pas ses mots : « Les meurtres, la torture, l’injustice, le mépris, l’humiliation, la haine, la provocation et le racisme institutionnalisé du régime Algérien contre les Mozabites ont atteints leurs paroxysmes ».

Et d’ajouter que « Les services sécuritaires Algériens (polices, gendarmes et agents de renseignements) se comportent au M’zab comme une armée d’occupation et violent toutes les règles élémentaires de respect  des droits humains, et piétinent toutes les lois nationales et internationales ».

Dans le document remis à Mme Navy, on peut lire : « Les Mozabites vivent une véritable tragédie humaine, depuis  plus de six mois, caractérisée par  des agressions planifiées par le régime Algérien et exécutées sous la couverture des services de sécurité algériens  par des terroristes et intégristes islamistes arabophone du clan du terroriste notoire Belmokhtar Mokhtar, alias Bellaouar, à la solde du régime ».

Il n’omet pas de rappeler à la Haut commissaire le bilan « très lourd », depuis les six mois de violence sans arrêt. «  Sept morts, des centaines de blessés, des centaines de familles obligées à quitter ses foyers et sa région, des milliers d’élèves qui ne partent plus aux écoles, des cimetières historiques millénaires profanés, des mausolées historiques classés patrimoine mondial par l’UNESCO vandalisés …».