Lutte antiterroriste : le Maroc renforce sa législation

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couv-antiterrorismeQuid.ma

Dans un contexte international et régional où Daech recrute à tout va, le Maroc cherche à renforcer son arsenal juridique avec une législation anti terroriste renforcée.

Un projet d’amendement vient modifier et compléter l’article 218-1 relatif à la lutte contre le terrorisme. Cet amendement, qui sera à l’ordre du jour du prochain conseil de gouvernement, étoffe la liste des actes considérés comme terroristes par le code pénal marocain. En effet,  toutes les personnes  rejoignant des groupes terroristes n’importe où dans le monde et même sans que leurs actes soient dirigés contre le Maroc et ses intérêts sont inclus dans le nouveau projet de loi . Elle pointe du doigt « le fait de se rallier ou de tenter de se rallier individuellement ou collectivement, dans un cadre organisé ou non, à des entités, organisations, bandes ou groupes, terroristes, quels que soient leur forme, leur objet, ou le lieu où ils se trouvent situés, même si les actes terroristes ne visent pas à porter préjudice au Royaume du Maroc ou à ses intérêts ».

Au niveau pénal, les personnes concernées par cet amendement pourraient être punis punis de cinq à quinze ans de prison et d’une amande de 50000 à 500000 dirhams.

Mais ce n’est pas tout. La justice marocaine pourra, selon ce nouvel amendement, poursuivre également des terroristes étrangers en plus des terroristes nationaux. A condition que les terroristes en question se trouvent sur le sol marocain et n’aient pas été jugés ailleurs pour leurs actes.

Figurant malheureusement au top cinq des pays exportateurs de jihadistes à l’Etat Islamique (3ème place après les Saoudiens et les Tunisiens), le Maroc s’engage concrètement, à travers cette refonte de la loi anti-terrorisme, à lutter contre ce fléau qui inquiète le monde entier.