Sahara marocain sur 2M: De retour d’Algérie, des séparatistes témoignent

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Mercredi soir, l’émission « Moubachara Maâkoum » de 2M, a dévoilé à son public l’agenda secret du régime algérien. Entre manipulations médiatiques, endoctrinement et financements titanesques, le plan de l’Algérie consiste à utiliser le Front du Polisario comme un vil outil pour créer zizanie et désordre dans les régions du sud marocain.

Tous les invités de l’émission, entre autres, Moussaoui El Ajlaoui, président de l'Institut des études africaines relevant de l'Université Mohammed V de Rabat, Hakim Jilali, spécialiste du sahara et gouverneur au ministère de l'Intérieur ou encore Mohammed Elbrini, journaliste et écrivain, ont soutenu que la complexité des relations maroco-algériennes est l’une des entraves principales au règlement politique du dossier du Sahara marocain.

L’émission a connu un moment fort par la diffusion de témoignages de séparatistes sahraouis, de retour de l’université d’été de Boumadress en Algérie, encadrée par des militaires et des universitaires algériens. Ils ont révélé, visages couverts pour des raisons de sécurité, l’agenda secret de l’Algérie et son intervention au Sahara au nom du Polisario. Afirmant que l’armée et les services secrets algériens forment les séparatistes au maniement des armes et dépensent des sommes énormes pour que ces derniers, profitant des espaces de liberté au Maroc, sèment le désordre et provoquent des soulèvements dans les régions du sud, surtout Laâyoune, et de préférence lors des visites rendues par des délégations étrangères. Cette politique entamée depuis quelques années constitue un transfert de l’affrontement à l’intérieur du Maroc et un contournement du cessez-le-feu.

Les droits de l’homme sont, de ce fait, « le talon d’Achille du Maroc » a déclaré El Ajlaoui, qui précise que c’est la carte à laquelle fait appel l’Algérie pour affaiblir la position du Royaume. Il souligne, toutefois, que « le Maroc est un pays ouvert au monde et aux ONG contrairement à l’Algérie qui est une forteresse coupée du monde ». L’Etat marocain est un Etat souverain qui a énormément progressé sur le terrain des droits de l’Homme mais qui se doit de mieux communiquer sur ses réalisations pour contrer les manipulations algériennes. Il est aussi appelé à exercer cette souveraineté et mettre en œuvre, sans attendre, sa proposition d’autonomie élargie.

Les invités ont souligné, dans le même sens, que la question du Sahara est une affaire qui touche le peuple marocain, lequel ne risque pas de céder l’unité de sa patrie. Alors que pour l’Algérie, le conflit n’est qu’un prétexte pour écarter un voisin qu’elle ne voudrait pas voir rivaliser avec elle, étant donné la force géopolitique et la modernité militaire du Royaume et ses avancées en matière de développement économique, social, etc. face à une Algérie qui n’a que son pétrole.

Hakim Jilali a tenu par ailleurs à différencier entre la relation qu’entretient le peuple marocain avec le peuple algérien, liés par une mémoire et un patrimoine communs, et les relations conflictuelles entre les gouvernements.

« L’hostilité grandissante de l’Algérie est due à son histoire et à sa géographie marquées par la sortie tardive du colonisateur et son sentiment de rivalité avec le Maroc » a encore déclaré Moussaoui El Ajlaoui.

Une hostilité et une politique agressive qui vont crescendo depuis que le Maroc s’est inscrit dans un processus lucide et pragmatique, en proposant un statut d’autonomie de la région du Sahara, dans le cadre de la souveraineté du Royaume et de son unité nationale et qui a été favorablement accueilli par la communauté internationale. Une initiative qui vise l’édification d’une société démocratique et moderne fondée sur l’Etat de droit, les libertés individuelles et collectives et le développement économique et social. Ce qui mettrait fin au séparatisme tout en favorisant la réconciliation. Une solution politique qui n’arrange pas vraiment l’Algérie dont certaines régions demandent de plus en plus violemment l’autonomie. La réussite d’un tel model de gouvernance affaiblirait, en effet, la position de l’Algérie et pourrait accroître ses conflits internes.