Une énième humiliation pour la France : les reproches d’Obama à Hollande

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En moins d’un mois, l’Etat Islamique (EI) a décapité trois otages anglo-saxons, dont deux américains. Dans le quotidien New-York Times du 13 septembre 2014, le président des Etats-Unis Barack Obama daigne exprimer son agacement envers la France : c’est une certitude pour lui, François Hollande obtient la libération des otages français contre des rançons.

Hollande dément… Obama reconfirme

Le président français a démenti ces accusations au préalable. En avril 2014, il affirme au micro d’Europe 1 que « l’Etat ne paie pas de rançon. C’est un principe très important pour que les preneurs d’otages ne puissent être tentés d’en enlever d’autres. » Mais les affirmations d’Obama ne sont pas fortuites. Il en fait part à deux jours de la Conférence sur la paix en Irak : « le président français, François Hollande, dit que son pays ne paie pas de rançons aux terroristes, alors qu’en réalité, il le fait. » En juillet 2014 déjà, le New-York Times avait révélé que depuis 2008, les groupes liés à Al-Qaïda ont pu récolter 125 millions de dollars à travers des rançons. 58,1 millions de cette somme ont été versés par la France, soit 46,48% du total.

La guerre à la rançon

L’interview de Barack Obama pour le New-York Times révèle la position du président des Etats-Unis sur la question : pas de rançon aux ravisseurs, sous aucun prétexte. Obama a fait cette sortie médiatique, au même moment où, durant le weekend dernier, la famille du journaliste James Folley a confirmé à ABC News avoir été avertie à trois reprises. L’administration américaine a mis en garde la famille de l’otage, décapité en août 2014 par l’EI. La famille Folley risquait des poursuites pénales, en cas de versement d’une rançon pour la libération du reporter : « nous avons pris ça pour une menace et c’était épouvantable (...) A trois reprises, il nous a intimidé avec ce message. Nous étions horrifiés qu’ [un membre de l’administration américaine] dise ça. Il nous a simplement dit que nous serions poursuivis. Nous savions que nous devions sauver notre fils, nous devions essayer. » ABC News rapporte également la déclaration d’une porte-parole du Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis. Elle a confirmé que la famille du journaliste « avait été informée des lois américaines interdisant le financement du terrorisme ». Par contre, elle a nié toutes menaces de poursuivre la famille.