A La manière de la soldatesque algérienne

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Dans un article sur le Sahara, le quotidien algérien El Watan ne semble pas tout-à-fait content de l’attitude des pays de l’Union Européenne, contrairement à certains pays comme la Suède, où l’on assiste « à une espèce de forcing sans rapport avec ces questions de droit, s’agissant tout simplement de business. »

Rappelant le dernier arrêté de la Cour européenne de justice, il indique que « cela n’a pas suffi à l’Europe pour qu’elle en prenne au moins acte, puisqu’elle s’est lancée dans ce qui n’est rien d’autre qu’une forme de contournement des décisions de justice ». Il relève dans ce cadre qu’une « espèce d’artifice déjà envisagé par la Commission européenne afin de contourner les obstacles juridiques auxquels elle se heurte. Et visiblement, elle est loin d’y renoncer, puisque, apprend-on par ce même biais, des contacts seraient envisagés pour obtenir l’accord en question [qui exprimerait la voix des Sahraouis NDLR] »

Une « association [proche du Polisario NDLR], qui affirme avoir été invitée à participer aux consultations menées par la Commission européenne, appelle cette dernière à y mettre fin immédiatement. Elle estime que ce processus «n’aurait jamais dû être initié», et déplore les manœuvres de l’Exécutif européen qui a tenté de leur faire croire que le Front Polisario a accepté le processus de consultations. »

Comme à l’habitude algéroise, le journal rapporte que cette association « va même plus loin en révélant qu’«aucune des organisations citées par la Commission au Parlement européen, le 20 février dernier, pour participer au processus dit de consultation, n’est représentative du peuple du Sahara occidental», soulignant que la sélection des organisations «ne s’est pas faite par les représentants du territoire du Sahara occidental, mais par la Commission et Rabat».

Conformément au sacro-saint, sans qu’on sache d’où ça lui vient, principe, inventé par le pouvoir des généraux, que le Polisario est le seul représentant et unique porte-parole des Sahraouis, l’association assure que « les parties invitées à participer aux consultations annoncées par la Commission européenne «sont toutes des organisations marocaines présélectionnées et représentent seulement l’intérêt des autorités et des entreprises marocaines […] ce qui est d’une gravité extrême, puisque tout est fait pour bloquer le règlement de la question du Sahara occidental, avec, cette fois, un bien sérieux mélange qui consiste à choisir ses interlocuteurs, pour peu qu’ils soient accommodants. » Une manière grossière pour le journal El Watane et l’association sur laquelle dont il ne cite jamais le nom, d’attribuer au Maroc les méthodes de la soldatesque algérienne.