Algérie: Naufrage à Addis-Abeba

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La seule option qui reste pour l’Algérie des généraux est de tourner intelligemment cette page peu glorieuse de son histoire. Le Maroc est l’avenir de l’Algérie. Il serait définitivement intelligent d’ouvrir une nouvelle page  avec le Maroc au service des nouvelles générations, de la paix, de l’entente 

Le retour triomphal du Maroc à l’Union Africaine, son environnement institutionnel naturel, après plus de 3 décennies d’absence, est un échec retentissant pour le pouvoir algérien. 

En 33 années de chaise vide marocaine, autant d’années d’intrigues et de complots haineux et autant d’années de dépenses de milliards de dollars du peuple algérien, l’Algérie des généraux n’a atteint aucun de ses objectifs initiaux. La RASD reste une virtualité et le Maroc est toujours là, plus dynamique et plus créatif que jamais et ce sur tous les plans. 

Qui est responsable de ce naufrage ? Quel clan en compétition pour la succession de Bouteflika doit payer l’addition ? Qui doit rendre compte des milliards jetés par la fenêtre au détriment des intérêts et des besoins des algériens pour un résultat si nul? Et si catastrophique ? 

Il ne suffira pas cette fois-ci encore de réorienter les armes de la propagande contre le Maroc pour faire croire au peuple algérien que cette ultime défaite cinglante est une nouvelle victoire.

Le personnage surfait, et surdimensionné, de Ramtane Lamamra a fait « pschitt » à Addis-Abeba comme une baudruche. Abdelakader Messahel, idem. Ils erraient tous les deux comme des âmes sans peine avec leur obligé Brahim Ghali pour attendrir les uns, menacer les autres ou corrompre encore certains. Mais l’Afrique a changé ! C’est fini les comportements de voyous des années 80 et la politique des valises d’argent des années 90. 

Aujourd’hui il faut s’adresser à la raison des africains avec de vrais arguments ou à leurs cœurs avec une authentique générosité et une solidarité réelle. La projection de puissance stérile, artificielle et non fondée n’impressionne plus personne. L’Algérie n’est plus ce qu’elle était !

Le problème algérien est que l’Afrique a changé et que l’Algérie fait du surplace. Voire elle régresse. L’environnement géopolitique a été chamboulé totalement alors que ce pays est resté attaché à de vieilles lunes. 

Maintenant qui va payer pour ce naufrage ? Le clan Bouteflika qui a perdu le sens des réalités ? Ou les quidams au gouvernement qui serviront de fusibles pour l’ensemble de leurs défaillances et de leurs incompétences. Une équipe qui perd n’a plus d’avenir. 

Le clan de l’ex-général Mohamed Mediene doit apprécier à sa juste valeur, en tant que connaisseur, l’ampleur des dégâts et le vaste champ de ruines occasionné par cet échec monumental qui ramène l’Algérie 30 ans en arrière. On peut toujours faire donner les tambours de guerre mais ça n’impressionne plus personne.  

Le retour du Maroc à l’UA change aujourd’hui le paradigme de cette institution panafricaine. De machine de guerre et de nuisance au service exclusif de l’Algérie et de l’Afrique du Sud à une institution multilatérale dynamique  engagée dans les processus de paix continentaux, dans le développement durable solidaire et dans la  protection de l’environnement sous l’impulsion généreuse et décisive du Maroc. C’est cela la nouvelle donne. Et elle est incontournable.  

La seule option qui reste pour l’Algérie des généraux est de tourner intelligemment cette page peu glorieuse de son histoire. Le Maroc est l’avenir de l’Algérie. Il serait définitivement intelligent d’ouvrir une nouvelle page  avec le Maroc au service des nouvelles générations, de la paix, de l’entente  et de la prospérité partagée entre les deux pays. Les outils pour cela existent. C’est la seule voie qui reste et c’est la seule possible. Mais en auront-ils le courage ?