Amnesty International épingle l’Algérie pour les crimes commis par le Polisario

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Misère, répression, désenchantement règnent, depuis de longues années, dans les camps de Tindouf. Le nouveau rapport annuel d’Amnesty International a de nouveau dénoncé la situation dramatique de ces camps, surtout face au silence et à la complicité scandaleuse de l’Algérie

Le dernier rapport d’Amnesty International, publié ce mercredi 22 février, s’est encore arrêté sur la situation chaotique des camps de Tindouf. Le Polisario, qui dirige ces camps d’une main de fer, ne fait visiblement rien pour améliorer les conditions de vie de milliers de personnes séquestrées de facto dans ce lieu.

L’ONG relève dans ce sens que « le front Polisario n’a pris aucune mesure pour mettre fin à l’impunité dont bénéficiaient ceux qui étaient accusés d’avoir commis des atteintes aux droits humains durant les années 1970 et 1980. » Encore plus froissant, Brahim Ghali, poursuivi en Espagne pour viol, torture et traitements inhumains, est élu secrétaire général du Front en question après la mort de Mohamed Abdelaziz en mai.

Les camps de Tindouf ressemblent ainsi à des prisons, dans lesquelles plusieurs personnes ont enduré les plus effroyables supplices. Mais en réalité, c’est le silence glaçant des autorités algériennes qui choque le plus. Malgré les nombreux appels et exhortations des organisations internationales, comme Amnesty International, l’Algérie n’a pas changé sa position d’un iota.

Sallah Abdellaoui, directeur exécutif d’AI-section Maroc, a dénoncé ouvertement lors d’un point de presse à Rabat, organisé à l’occasion de l’exposition du rapport annuel de l’ONG internationale, la politique absurde et aberrante du gouvernement algérien, qui continue à être complice des violences perpétrées contre les réfugiés sahraouis.

Quel avenir pour ces milliers de personnes qui vivent, souvent contre leur gré, sous l’autorité inflexible du Polisario ? Pour l’instant, la justice n’a toujours pas de place dans ces camps et c’est le mot impunité qui revient, chaque année, comme une antienne dans les rapports d’Amnesty International, face à une Algérie insouciante et muette.