AON : Le Maroc, un pays à risque « moyen »

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Les manifestations de la violence et de la terreur sont de plus en plus patentes dans le monde. Des attaques terroristes perpétrées au nom du religieux secouent le monde chaque jour et les images intolérables de l’horreur pullulent dans les médias. Le rapport que vient de publier la multinationale britannique, AON, acteur majeur de la gestion des risques, tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme.

AON a fait un état des lieux sombre et inquiétant, le changement des politiques des pays développés, notamment les Etats-Unis, pourrait en réalité avoir un effet néfaste pour les pays émergeant et fragiliser leur économie. Les décisions du président américain Donald Trump par exemple comprenant les restrictions commerciales et d’investissement, ainsi que les nouvelles lois stipulées sur l’immigration participeront à la montée des risques politiques et économiques dans le monde.

Les politiques populistes en essor aux Etats-Unis et dans le monde joueront en ce sens un rôle important dans l’augmentation des risques politiques. Dans ce sillage, le rapport note également que le Moyen-Orient et l’Afrique restent les régions les plus exposées aux risques dans le monde. Les crises politiques qui secouent ces zones, ainsi que l’expansion des groupes islamistes extrémistes sont les principales raisons des troubles et de l’état de chaos qui règnent dans ces endroits.

Concernant les risques politiques, le rapport classe les pays selon six niveaux de risques, allant du plus faibles aux plus élevés. Ainsi sur les 163 pas concernés par cette étude, le Chili est le pays le plus exposé aux risques politiques.

Le Maroc, lui, a été évalué par les auteurs du rapport comme étant un pays à « moyen » risques. Le royaume serait donc menacé par les violences politiques (grèves, émeutes, agitation civile…), le risque de non-paiement des prêts accordés à l’Etat ainsi que la perturbation de la chaîne d'approvisionnement (perturbation du flux de biens et/ou de services).

Le rapport a également mis en exergue cinq niveaux concernant les risques terroristes et violences politiques. Pour ces risques, le Maroc est classé, par le rapport, comme étant un pays à risque « moyen ». Par ailleurs, le royaume n’échappe pas à un risque d’attentat terroriste, de sabotage, d’émeutes, d’agitation sociale et de mouvements populaires.

D’un autre côté, le rapport mentionne la stabilité politique et économique du Maroc qui constitue un point fort pour les investissements étrangers. Il ajoute que les conclusions pour le Maroc sont rassurantes dans la mesure où il figure aux côtés de l’Arabie Saoudite, de l’Afrique du Sud et de l’Inde dans la carte de risque politique. Le royaume est aussi dans la même position concernant la carte du terrorisme et de la violence politique avec des pays comme les Etats-Unis, l’Allemagne, la France et l’Iran, affirme le rapport.