Au nom de la position ferme des habitants du Sahara

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La table ronde sur le conflit du Sahara marocain a repris, jeudi matin, au Palais des Nations à Genève, avec la participation de la délégation marocaine conduite par Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale.

La deuxième session plénière, tenue ce matin sous le thème « les opportunités et les défis de l’intégration régionale »,  s’est achevée dans une atmosphère que coté marocain on qualifie de sereine. Les discussions reprendront le jour même après une brève pause.

Une troisième session plénière est programmée à 15h00 après le déjeuner au Palais des Nations. Elle s’arrêtera sur les « prochaines étapes du processus politique au Sahara Occidental ». Après une conclusion de l’envoyé spécial, les délégations travaillerons à trouver un accord sur une déclaration commune.

Pour l’instant aucune information n’a filtré des discussions à huit clos. A 17h, le nouvel émissaire des Nations unies, Horst Kohler, est attendu pour une conférence de presse.

Contactée par Quid.ma, Fatima Sida, vice présidente du Conseil régional de Laâyoune Sakia Al Hamra a souligné l’importance capitale de telles réunions, qui « mettront en évidence la position ferme des habitants des provinces du sud confortant la marocanité du Sahara et leur ferme conviction de la juste nature de la cause de notre intégrité territoriale ».

Cette position, précise Mme. Sida, se reflète dans les plaidoyers de l'élite politique issue des urnes des échéances électorales qu’ont connues les provinces du sud du Royaume et qui ont atteint le taux de participation le plus élevé au niveau national. Des observateurs internationaux attestent de l’impartialité et la crédibilité de cette participation, a-t-elle souligné.

La participation de Sidi Hamdi Ould Errachid, président de la région Laâyoune-Sakia El Hamra, de Ynja Khattat, président de la région Dakhla-Oued Eddahab et de Fatima Adli, actrice associative et membre du Conseil municipal de Smara, en leur qualité de représentants légitimes des habitants des provinces du sud « renforcera la crédibilité et la légitimité des plaidoiries de la délégation marocaine devant la communauté internationale », a-t-elle relevé.

Ces participants auront « une force de proposition pour convaincre les opposants à l’intégrité territoriale du Royaume, de la crédibilité du projet marocain de l’autonomie du Sahara, sous la souveraineté du Maroc, le maximum que peut offrir notre pays pour trouver une solution politique durable et pratique à ce conflit artificiel », a-t-elle noté.

« J'espère sincèrement que les représentants du front Polisario jouiront de l'indépendance de la décision, loin des diktats du régime algérien, et auront le courage éthique de mettre fin à ce conflit de longue date aux dépens des souffrances de nos proches détenus dans les camps de Tindouf sur le sol algérien », s’est-elle exprimée.

Le membre du Conseil régional de Laâyoune Sakia Al Hamra a bien voulu noter que « le Royaume du Maroc a la ferme volonté de répondre aux diverses résolutions et propositions des Nations Unies et de coopérer de manière constructive avec l'envoyé des Nations Unies au Sahara afin de trouver des moyens pour accélérer les efforts de l'ONU pour résoudre ce conflit artificiel ».