Bourita à la Ligue des Etats arabes

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« La vision du roi Mohammed VI pour l’action arabe commune participe de l’interpellation quant aux déterminants de cette action, ses mécanismes et son efficience ainsi que sa capacité à satisfaire les revendications renouvelées des sociétés arabes et des défis contemporains » a affirmé le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita

Bourita, qui présidait la délégation marocaine qui a pris part à la réunion du conseil de la Ligue des Etats arabes au niveau ministériel, tenue ce jeudi 12 avril à Riyad, en préparation au 29ème sommet arabe prévu dimanche prochain à Dhahran, a souligné  l’importance que revêt le volet de développement dans la vision royale pour l’action arabe commune.

Il a rappelé que les différents discours du roi dans lesquels il appelait, à différentes reprises, à conférer un réel contenu à cette action, à la cristallisation de projets tangibles, la création de partenariats arabes dans différents domaines et la conjugaison des intérêts afin de placer le développement durable et le service du citoyen arabe et sa dignité au centre des priorités du système arabe.

Le ministre a cependant déploré l’absence d’un projet économique arabe commun, sous l’égide de la Ligue des Etats arabes, en dépit de l’existence d’accords arabes de libre-échange signés il y a des années, notant que le niveau des échanges commerciaux interarabes est faible, ne dépassant guère les 10%.

« Le sommet arabe intervient dans une conjoncture exceptionnelle que traverse le monde arabe, notamment les développements de la question palestinienne dans le sillage de l’annonce par l’administration américaine de reconnaitre Al Qods comme capitale de l’Etat hébreux, les politiques de judaïsation des lieux sacrés de l’islam et du christianisme à Al Qods, la construction de nouvelles colonies et l’extension de celles déjà existantes dans les territoires palestiniens occupés outre la discorde palestino-palestinienne » a-t-il déclaré.

« Le contexte arabe est marqué également » poursuit Bourita, « par une recrudescence simultanée des crises, dans plusieurs pays arabes, comme c’est le cas au Yémen, en Syrie, en Irak et en Libye, ce qui a dégénéré en une grande destruction des infrastructures, le massacre de milliers de victimes, le déplacement de millions de personnes ».

Il a enfin relevé les ingérences étrangères dans le monde arabe et le traitement de ses questions en dehors du cadre arabe, estimant que pour toutes ces raisons, de grands espoirs des peuples arabes sont fondés sur ce sommet afin de parvenir à des solutions adéquates à même de permettre à la Ligue des Etats arabes de poursuivre son chemin en tant que regroupement régional fort.