Le PPS tourne-t-il (déjà) le dos à Nabil Benabdallah ?

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Depuis que le roi a limogé quatre ministres, dont deux du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), ce dernier traverse des moments troubles. Nabil Benabdallah, secrétaire général du parti, qui fait partie des ministres limogés, se trouve isolé par ses camarades  

Selon le quotidien arabophone Assabah le communiqué publié par le bureau politique du PPS suite au limogeage de ses ministres a provoqué la colère des militants. Ces derniers ont dénoncé la sémantique approximative et confuse utilisée dans le communiqué en question qui remet en cause le travail des institutions.

De son côté, Nabil Benabdallah a évoqué un règlement de compte contre lui qui n’a rien à voir avec les notions de responsabilité et de reddition des comptes. Après une pression exercée par le secrétaire général du PPS, le communiqué final a été revu, souligne Assabah.

Un membre du parti, Ahmed Azrar, a, pour sa part, manifesté à Assabah son mécontentement quant à la position prise par son parti. Il estime, en effet, que le communiqué publié sous–entend que le parti est victime d’une campagne déloyale et que la responsabilité dans le dossier d’Al Hoceima est partagée. Or, pour Azrar le parti cherche à échapper à la reddition des comptes.

Revenant sur la réunion du bureau politique du PPS qui a eu lieu lundi dernier, Al Akhbar affirme qu’elle a connu des tensions et des débats houleux. Al Akhbar, citant des sources partisanes, a rapporté que la plupart des membres du bureau sont attachés à la participation du PPS au gouvernement et que certains alliés de Benabdallah, refusant de quitter la majorité, lui ont même tourné le dos. Seuls trois d’entre eux sont restés à ses côtés lors de cette réunion.

Pour l’heure, il y a une mobilisation qui vise à faire voter aux membres le maintien du PPS au sein du gouvernement alors que Benabdallah et Ismail Alaoui veulent tout le contraire.   

Naciri aurait mis en garde Benabdallah et lui aurait proposé de quitter dignement la direction du parti et à se soumettre à l’avis de la majorité du bureau politique. Il l’a également mis en garde contre le danger de « la politique de la terre brûlée » et même évoqué le « sort » de Hamid Chabat.