Le prince héritier déjà formé pour devenir un monarque révolutionnaire

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Après avoir dressé un portrait du prince héritier Moulay El Hassan à l’occasion de son 15ème anniversaire, le magazine Jeune Afrique lui consacre un nouvel article surtout axé sur son apprentissage en tant que futur roi du Maroc

Jeune Afrique entame son article par le Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM) qui s’est tenu en avril dernier à Meknès et dont l’ouverture a été présidée par le prince héritier. « L’allure fière dans son costume sur mesure, les gestes posés, il remet des distinctions aux agriculteurs marocains avant d’effectuer une tournée des stands », écrit le magazine. Il est loin le temps où, encore jeune garçon âgé de quatre ans, accompagnait le roi Mohammed VI à cet événement.

Selon Jeune Afrique, le prince Moulay El Hassan a déjà l’allure d’un « petit chef d'État » qui se forme à devenir roi à « l’ombre de son père ». Le magazine cite également les différentes activités auxquelles le prince héritier a pris part dernièrement, notamment le dîner organisé en l’honneur du président français François Hollande qu’il a présidé, le salon international de l’édition et du livre de Casablanca dont il a donné le coup d’envoi, la remise du trophée aux Lions de l’Atlas vainqueurs du Championnat d’Afrique des nations 2018 de football, entre autres.

Le roi Mohammed VI, un papa comme les autres

Le magazine Jeune Afrique s’est également arrêté sur la complicité flagrante qui existe entre le roi Mohammed VI et son fils, évoquant notamment les accolades, les rires, les regards de tendresse et les bises qu’ils échangent souvent. « Mohammed VI n’est pas avare de démonstrations d’affection et tient à montrer qu’il est avant tout un papa comme les autres », écrit le magazine.

Jeune Afrique ajoute que le souverain a longtemps préservé le prince, prenant en compte le caractère timide de son fils. Il l’a donc aidé, souligne le magazine, à se sentir à l’aise dans les mondanités et devant les caméras.

Contrairement à son fils, le roi Mohammed VI a très tôt affronté le public car, rappelle Jeune Afrique, il n’avait que huit ans quand il a prononcé son premier discours à l’académie militaire de Kénitra.

L’éducation d’un futur monarque

Par ailleurs, le prince Moulay El Hassan jouit d’une certaine notoriété auprès de la presse internationale qui ne tarit pas d’éloges à son sujet concernant surtout sa mise, sa classe et son sens du protocole.

La presse internationale, surtout espagnole,  s’émerveille toujours devant son intelligence et sa force de caractère pour son jeune âge.

Par ailleurs, comme le souligne le magazine, le prince Moulay El Hassan est en train d’être formé pour succéder au trône de ses ancêtres. Cet apprentissage consiste à s’habituer à l’exercice des responsabilités, fréquenter les chefs d’Etat et l’élite, écouter les conversations feutrées des grands de ce monde, etc.

Le prince héritier est donc sensibilisé à l’écologie alors que la génération de son grand père était marquée par le colonialisme, souligne Jeune Afrique qui rappelle que le prince étudie au collège royal et suit des programmes similaires à ceux de son père le roi Mohammed VI, y compris des cours d’apprentissage et de déclamation du Coran.

Le magazine précise que contrairement à certaines informations véhiculées concernant les études supérieures du prince héritier, celui-ci ne se prépare pas à entrer au collège de formation des pilotes. Une source du palais a également confié à Jeune Afrique que le prince ne suit pas des cours protocoles. « Le protocole n’est pas une formation que l’on dispense. Le prince grandit dedans et c’est Mohammed VI lui-même qui en inculque les règles à son fils», précise la même source.

Jeune Afrique révèle également que le roi Mohammed VI et le prince héritier Moulay El Hassan « partagent un certain penchant pour les performers et les chanteurs grand public, notamment Maître Gims ».  

Pour rappel, dans un autre article publié récemment, Jeune Afrique indiquait que le futur règne du prince Moulay El Hassan sera différent de celui de ces aïeux dans la mesure où il est éduqué pour devenir un « monarque révolutionnaire dans le monde arabe ».