Le règne parle pour lui-même

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Tout au Nord, le port Tanger-Med, et tout au Sud, le complexe Nord pour les énergies renouvelables et, plus au Sud encore, le plan de développement du Sahara lancé en 2015, marquent les diagonales d’un cercle vertueux qui guident celui qui voudrait vraiment en savoir plus sur le développement et les profonds changements qu’a connus le Royaume. Est-ce suffisant ? Certainement pas.

Par Naïm Kamal - Epaté, pour ne pas dire étonné, Moulay Hafid Alami, ministre et membre du Bureau politique du RNI applaudit, et a à travers lui acclame le Maroc, Youssef Saâdani, un jeune cadre de la CDG qui n’avait pas sa langue dans sa poche. M H Alami trouve que c’était impensable il y a 20 ans, ce qui n’est pas vrai, qu’un fonctionnaire de l’Etat tienne un langage aussi direct sur l’état des lieux en 2019. A travers une théorie des polarisations, Youssef Saâdani avait retracé les lignes des fractures sociales qui font que 20% des marocains vivent bien et 80% plus ou moins mal. Situation qui serait à l’origine et expliquerait le scepticisme ambiant qui marque la scène politique nationale en dépit des progrès importants et réels de ces 20 dernières années, celles du règne de Mohammed VI.

Je dois dire que j’y suis allé en trainant les pieds. L’invitation était ce qu’il y a de plus convenu. « A l’occasion du 20ème anniversaire de l’intronisation de Sa Majesté le Roi, le RNI vous invite à… dans un grand hotel de la capitale, à 16 H 30 ». Sans doute encore des discours de circonstance, panégyriques à n’en plus finir, qui ne convainquent personne, pas même ceux qui les prononcent. Sûrement que j’allais regretter.

Je n’ai pas regretté. Aziz Akhannouch et ses amis ont su sortir des sentiers battus par une composition subtile des intervenants pour aborder l’évènement avec l’intelligence qui lui sied. Si les meneurs du débat étaient des RNI patentés, les panelistes venaient d’ailleurs. Leur pluralité, leur représentation de différentes sensibilités ont imprimé aux échanges un incontournable parler-vrai. 

Le règne parle pour lui-même. On n’a pas besoin d’en rajouter. Tout au Nord, le port Tanger-Med, et tout au Sud, le complexe Nord pour les énergies renouvelables et, plus au Sud encore, le plan de développement du Sahara lancé en 2015, marquent les diagonales d’un cercle vertueux qui guident celui qui voudrait vraiment en savoir plus sur le développement et les profonds changements qu’a connus le Royaume. Est-ce suffisant ? Certainement pas. Le Roi en personne, qui appelle un nouveau projet de développement, est le premier à en convenir. 

C’est dans cette quête de la nouvelle Marocaine et du nouveau Marocain que le RNI a donc inscrit la célébration du 20ème anniversaire de l’intronisation du Roi Mohammed VI. Des Marocains armés de projets neufs à même de doter la société de ses équilibres sociaux afin que l’effort engagé dans le développement du Royaume trouve sens.

Nadia Bernoussi (constitutionnaliste), Nadia Biaz ( directrice générale du groupe ISCAE), Karim El Aynaoui (président de Policy center), Ali Bouabid ( délégué général de la Fondation Abderrahim Bouabid), Mbarek Bouderka (uspéiste et doit-hommiste), entre autres, ont ainsi été appelé à répondre à deux questions qui s’inscrivent dans la prospection : Que faire après les avancées institutionnelles et les réconciliations et quelles perspectives pour l’après investissement dans les infrastructures et les secteurs productifs ? Pour un débat riche te utile.