Le Roi Mohammedi VI et le Pape François signent l'Appel d'Al Qods

5437685854_d630fceaff_b-
639
Partager :

L’Appel d’Al Qods  a été  signé , samedi 30 mars, par le Roi Mohammed VI et le Pape François.

L’Appel insiste sans équivoque sur la consolidation du statut de la ville comme un lieu de rencontre pour les fidèles des trois religions monothéistes et un symbole de coexistence pacifique, où se cultivent le respect réciproque et le dialogue.

Ce n’est pas fortuit si le premier déplacement de Sa Sainteté le Pape François dans un pays du Maghreb ait lieu au Maroc, quand on connaît les efforts inlassables de SM le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, pour la défense de la cause palestinienne et la conviction inébranlable du Souverain qu’il n’y aura de paix et de stabilité dans la région sans un règlement du conflit israélo-palestinien.

En signant l’Appel d’Al Qods, le Souverain pontife et  le Roi Mohammed VI, président du comité Al Qods, envoient un message clair au monde: Il est primordial de conserver et de promouvoir le caractère spécifique multi-religieux, la dimension spirituelle et l'identité particulière de la ville sainte.

Ce sont deux autorités religieuses qui proclament la liberté de culte et l’ouverture de l’espace unique qu’est Al Qods/Jérusalem aux trois religions Abrahamique. Les trois religions abrahamiques, comme a souligné le Souverain, existent pour s’ouvrir l’une à l’autre et pour se connaitre afin de lutter contre le radicalisme par la co-connaissance, qui permettra de relever les défis du présent à travers l’éducation.


Ayant à cœur la signification spirituelle et la vocation particulière de ville de la Paix, les deux Souverains souhaitent que dans la ville sainte, soient garantis "la pleine liberté d’accès aux fidèles des trois religions monothéistes et le droit de chacune d’y exercer son propre culte".


Dans ce but, les deux dirigeants insistent sur la protection et la promotion du caractère spécifique multi-religieux, de la dimension spirituelle et de l’identité particulière de Jérusalem/Al Qods Acharif.


La visite du Pape dans le Royaume et la signature de cet Appel interviennent dans un contexte de tension, où cette ville sainte qui est le symbole même du rapprochement, est devenue un élément de clivage et de division.

Le déplacement papal se produit aussi au lendemain du message fort issu du sommet maroco-jordanien en relation avec la tutelle hachémite sur les lieux saints et rôle leader du Maroc à travers le comité Al Qods et Bayt Mal Al Qods notamment.


Partant de la sollicitude permanente qu'Ils accordent à la question palestinienne, SM le Roi Mohammed VI et SM le Roi Abdallah II Ibn Hussein de Jordanie ont réitéré leur soutien total au peuple palestinien pour le recouvrement de tous ses droits légitimes et l'établissement de son Etat palestinien indépendant, dans les frontières du 4 juin 1967, avec Al Qods-Est comme capitale, sur la base des résolutions internationales pertinentes, l’Initiative de paix arabe et le principe de la solution de deux Etats.

L’appel du Roi et du Pape François sur Al Qods/Jérusalem tombe à point nommé, au moment où tous les discours extrêmes et extrémistes prolifèrent à propos de Jérusalem. L’appel est pertinent et nécessaire.

Le Roi et le Pape François visitent l'Institut Mohammed VI de formation des Imams
           

Le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, accompagné du Prince Héritier Moulay El Hassan et du Prince Moulay Rachid, et le Pape François ont visité, samedi  30 mars à Rabat, l'Institut Mohammed VI de formation des Imams, morchidines et morchidates.

Après la projection d'un film institutionnel sur les objectifs, les missions et les différentes réalisations de l'Institut, le ministre des Habous et des Affaires islamiques, M. Ahmed Toufiq, a prononcé une allocution devant Amir Al-Mouminine et le Chef de l'Église catholique dans laquelle il a souligné que la formation des imams et des instructrices, mission pour laquelle le Commandeur des Croyants, SM le Roi, a créé cet Institut, s'inscrit dans Son engagement à protéger la religion.

Par la suite, deux étudiants de l’Institut Mohammed VI se sont succédés à la tribune pour apporter leurs témoignages et faire part de leurs expériences au sein de cet établissement de formation des Imams.

Il s’agit de Hindu Usman, une étudiante originaire Nigériane, qui s’est dit convaincue qu’après l’obtention du diplôme et le retour dans son pays, elle serait en mesure d’apporter les preuves et de convaincre que la religion appelle à la paix et à faire le bien, soulignant que le croyant ne rend compte de ses actes qu’à Dieu seul et que les femmes et les hommes sont égaux dans leurs droits devant les gens et devant Dieu.

Elle a assuré qu’elle va consacrer son temps et ses efforts pour promouvoir la prise de conscience au service de la paix et contre la violence au nom de la religion, grâce à l’expérience et au savoir acquis au sein de l’Institut Mohammed VI.

Aboubakr Hmaidouch, un étudiant français d’origine maghrébine, a fait remarquer que la communauté musulmane en France a grand besoin d’imams et de prédicatrices pour que les valeurs de la religion contribuent au vivre ensemble et au bien-être spirituel au sein de la société.

Il a rappelé qu’après les attentats terroristes ayant frappé la France en 2015, il a ressenti le besoin "d’acquérir des connaissances et un savoir communiquer" pour être efficace au sein d’une "société formatée par des courants multiples et parfois par des idées toutes faites".

Grâce à l’Institut Mohammed VI de formation des Imams morchidines et morchidates, "j'ai pu accéder à une formation solide en sciences religieuses traditionnelles et à des connaissances en sciences humaines modernes”, a-t-il dit.

Cette visite a également été marquée par des chants religieux de tradition musulmane, chrétienne et hébraïque, exécutés par l'Orchestre Philharmonique du Maroc.

Au terme de cette rencontre, le ministre des Habous et des Affaires islamiques a remis à Sa Sainteté le Pape François "Le guide de l'Institut Mohammed VI de formation des Imams, morchidines et morchidates", ainsi que des publications de l'Institut en relation avec la religion chrétienne, en langues arabe et anglaise.