Les Etats-Unis s’insurgent contre les activités déstabilisatrices de l’Iran

5437685854_d630fceaff_b-
497
Partager :

La collusion entre le Hezbollah et les séparatistes du Polisario n'aurait pas pu avoir lieu « sans la connivence au moins tacite » du régime algérien. C’est ce qu’a déclaré récemment le vice-président de l’Atlantic Council et directeur de l’Africa center, Peter Pham

« Je n'ai pas accès aux renseignements dont disposent les autorités marocaines, mais je ne peux concevoir la collusion entre le Hezbollah, allié de l'Iran, et le Polisario sans la connivence au moins tacite du régime algérien ou tout du moins sans qu'il n'en soit au courant », a-t-il souligné.

Ce nouveau développement, a-t-il fait observer, « jette une fois encore la lumière sur un conflit qui n'a que trop duré et sur la situation dramatique qui prévaut dans les camps de Tindouf, où les populations sont parquées dans des conditions inhumaines sur le sol algérien, en violation flagrante des conventions internationales pertinentes ».

« Il s'agit là d'une bombe à retardement qui attire toute sorte de groupes extrémistes violents », a mis en garde Peter Pham, rappelant que « le Polisario, qui embrasse aujourd'hui l'extrémisme chiite, est déjà connu pour ses liens avec les groupes affiliés à Al-Qaeda s'activant dans la région ».

De son côté, le département d’Etat américain a dénoncé, ce mardi 8 mai, la « nature déstabilisatrice des activités de l’Iran, y compris le soutien de ce pays au Hezbollah et à d’autres groupes terroristes ». Et le département d’Etat d’ajouter que l’Iran reste un Etat « désigné sponsor du terrorisme » et le Hezbollah « une organisation terroriste internationale ».

Le département d’Etat américain a conclu en affirmant que les Etats-Unis cherchent un soutien de ses partenaires pour neutraliser cette influence déstabilisatrice de l’Iran.

Par ailleurs, le président américain Donald Trump a également annoncé, le même jour, le retrait des Etats-Unis de l'Accord sur le nucléaire iranien, conclu en 2015 par Téhéran et les puissances mondiales.

« Il s’agit d’un accord désastreux et déséquilibré qui n'aurait jamais dû être conclu (...) qui n'a pas apporté la paix et qui ne le fera jamais», a affirmé le chef de l’exécutif US, estimant que « l'engagement iranien pour un programme nucléaire pacifique était «un mensonge».

Le président américain a souligné, à cet égard, que son administration va rétablir les sanctions contre l’Iran, qui avaient été levées en contrepartie de l'engagement pris par Téhéran de ne pas se doter de l'arme nucléaire, notant que son pays ne «se laissera pas prendre en otage par le chantage nucléaire».