Pompeo au Maroc : La normalisation avec Israël pas à l’ordre du jour de la visite

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Washington – Le département d’Etat américain a démenti les allégations des médias israéliens sur l’objectif de la visite du secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, au Maroc, et assuré que la normalisation des relations entre le Maroc et Israël n’a pas été à l’ordre du jour des discussions avec les responsables marocains.

Interrogé par des journalistes au retour de la délégation américaine, jeudi soir à la base aérienne Andrews, près de Washington, un haut responsable du département d’Etat a affirmé que la question des liens entre le Maroc et Israël "n'était pas un sujet de discussion".

"Je me suis réveillé aujourd'hui. J'ai lu le Times of Israël comme vous l'avez fait. Et cela m'a semblé être juste une autre fuite israélienne à la presse pour faire avancer leur cause", a-t-il dit, selon le compte-rendu du briefing publié jeudi soir par le département d’Etat.

"Cela a coïncidé avec notre voyage, mais il ne figurait pas à notre ordre du jour", a-t-il réaffirmé.

Les médias israéliens ont indiqué mercredi que les responsables israéliens espéraient qu'une percée dans la normalisation des relations avec le Maroc pourrait être réalisée dans les prochains jours, notant que le Premier ministre Benjamin Netanyahu voulait utiliser cette information pour renforcer ses chances politiques.

Le Times of Israël indique ainsi qu’après avoir rencontré Benjamin Netanyahu à Lisbonne, M. Pompeo devrait se rendre au Maroc, où il devait promouvoir la normalisation avec Israël.

Par ailleurs, le responsable a indiqué que l’un des sujets discutés avec les responsables marocains portait sur l’influence chinoise, la technologie des réseaux 5G et l’opérateur de télécoms chinois Huawei.

Se refusant à entrer dans les détails, le diplomate américain a cru savoir que les interlocuteurs marocains ont "reconnu les défis posés par l’implication de la Chine" (Ndlr: dans la construction des réseaux 5G à l'étranger).

"Certainement. Je pense que nous avons rencontré leurs représentants du renseignement, qui l'ont certainement compris", a ajouté un autre haut responsable de la diplomatie US qui faisait partie du briefing.