''Que cachent les louanges du président de la Cour suprême [algérienne] à l’égard du Maroc ? ''

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Alger - Le site algérien Algérie patriotique qui appartient au général en cavale Khaled Nezzar, ancien ministre de le défense te ex-chef d’état-major, s’étonne des propos du président  la Cour suprême algérienne, estimés élogieux à l’égard du Maroc. « Dans une prose digne des chefs-d’œuvre poétiques arabes des temps immémoriaux, écrit le site, le président de la Cour suprême a loué les relations séculaires entre les peuples algérien et marocain, au point de paraître comme un haut fonctionnaire missionné pour envoyer un message de «pardon» à l’adresse du Makhzen.

« Les médias marocains étaient suspendus aux lèvres de l’émissaire du pouvoir venu d’Alger transmettre toute l’amitié du régime de Gaïd-Salah à celui de Mohammed VI, le tout sous couvert d’une conférence internationale qui s’est tenue à Marrakech.

« Abderrachid Tabi, désigné par le commandement de l’armée à la tête de la plus haute instance judiciaire du pays, s’est fendu d’un discours à haute connotation politique, débordant largement du thème de la rencontre. Après une longue digression démagogique, le président de la Cour suprême est revenu au sujet du rendez-vous international auquel ont pris part des magistrats de nombreux pays du monde.

« Le représentant du pouvoir n’a pas tari d’éloges sur la première conférence dont le thème était consacré à «l’indépendance de la justice entre la garantie des droits des justiciables et le respect des règles de fonctionnement de la justice».

« Dans son laïus, repris intégralement par les médias marocains, le juge algérien a réservé une partie infime au sujet principal du second congrès, en louant les efforts du Maroc à travers cette initiative qui vise à «mettre en place les voies et moyens à même de renforcer la confiance en la justice à travers le développement des appareils judiciaires et l’amélioration de leur fonctionnement».

« Les appels du pied à l’égard du régime monarchique de Rabat se multiplient depuis la prise du pouvoir par l’armée en Algérie.

« La réaction enfiévrée des autorités marocaines suite à la déclaration de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Salah-Eddine Mezouar, qui semblait apporter son soutien au Hirak algérien, greffée à la sortie du revenant Amar Saïdani, connu pour n’agir que sur ordre de Gaïd-Salah, sont des indices qui mettent à nu des tentatives de changement de cap dans la politique marocaine de l’Algérie sous le régime finissant actuel » selon le site en conflit avec le général GaÏd Salah. Il faut préciser que le site voue une haine qu’il peine à dissimuler au Maroc et prête peut-être trop au propos du président de la Cour suprême algérienne pour des raisons de politique intérieure.