Refus de l’ambassadeur du Maroc : de nouvelles tensions entre le Maroc et la Mauritanie ?

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Certains médias affirment que la Mauritanie aurait rejeté la nomination de Hamid Chabar comme nouvel ambassadeur du Maroc à Nouakchott. Pour l’heure, il n’y a eu aucune confirmation officielle de la part des autorités mauritaniennes ni marocaines. Mais si cette information est vraie, elle risque de remettre sur le tapis de vieilles tensions entre le Maroc et la Mauritanie

Hamid Chabar a été nommé par le roi Mohammed VI en juin dernier en remplacement d’Abderahmane Benomar, décédé en décembre 2016. Ce dernier a été ambassadeur du Maroc en Mauritanie pendant 15 ans.

Certains médias considèrent que les autorités mauritaniennes tentent de faire chanter le Maroc à propos de l’affaire de l’opposant mauritanien Mohamed Ould Bouamatou établi au Maroc et dont elles veulent l’extradition.

Contactée par le Quid, une source généralement bien informée nous a confié qu’ “aucune notification officielle n’a été reçu par le MAE, les accréditations ont été récemment déposée et le processus suit son cours”. Peut-on en déduire que la sortie de la presse mauritanienne serait téléguidée ou de son propre chef, pour remettre à l’ordre du jour l’affaire de l’opposant mauritanien ?

Concernant Chabar, sa nomination était considérée comme appropriée grâce à son expérience en tant que Wali de la région d’Oued Eddahab-Lagouira (à la frontière avec la Mauritanie). Il maîtrise également le problème du Sahara qui est devenue une véritable source de tensions ces dernières années.

Pour rappel, Hamid Chabat, chef du PI avait ravivé les tensions entre le Maroc et la Mauritanie en déclarant que celle-ci faisait partie du Maroc. Le roi Mohammed VI avait alors envoyé Benkirane, à l’époque chef de gouvernement, rencontrer le président mauritanien afin de faire baisser les tensions créées par les propos de Chabat.

Aujourd’hui, avec ce refus de Nouakchott d’accréditer l’ambassadeur du Maroc, en supposant que l’information soit confirmée, le Maroc et la Mauritanie seraient face à une nouvelle crise.