Sahara: Guterres dénonce les violations du Polisario

5437685854_d630fceaff_b-
399
Partager :

Dans la copie avancée de son dernier rapport au Conseil de sécurité sur le Sahara marocain, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, met la lumière sur les manifestations et protestations qui secouent les camps de Tindouf, en Algérie, avec la participation de centaines de personnes vivant dans ces camps.

Le rapport du secrétaire Général révèle que plusieurs manifestations ont été organisées contre la direction du Polisario, y compris celles demandant d’élucider le cas de Khalil Ahmed, disparu en Algérie depuis 2009, ainsi que les restrictions sur l’acquisition des biens.

En effet, depuis plusieurs mois, des centaines de personnes multiplient leurs protestations dans les camps de Tindouf, en Algérie, contre les responsables du "polisario" pour les inciter notamment à dévoiler toute la vérité sur le cas d’Ahmed Khalil, disparu dans des circonstances inconnues en Algérie, alors qu’il était sur le point de divulguer les graves atteintes aux droits de l’Homme commises par les dirigeants du "polisario" à Tindouf, avec la bénédiction de responsables algériens.

Lors de ces protestations sévèrement réprimées par les milices armées du "polisario", des centaines de personnes ont exprimé leur désarroi contre les mesures injustes imposées par le "polisario" qui profitent exclusivement à une poignée de responsables des séparatistes et leurs familles.

En outre, le Secrétaire Général tire la sonnette d’alarme quant à la situation humanitaire déplorable dans les camps de Tindouf.

L’absence de recensement, exigé par le Conseil de Sécurité depuis 2011, et le détournement de l’aide humanitaire, dénoncé par l’Office européen de lutte anti-fraude (OLAF) et d’autres organisations onusiennes et indépendantes, perpétue cette situation alarmante et préoccupante, ainsi que le sort de la population des camps de Tindouf, en Algérie, privée de ses droits les plus élémentaires depuis plus de quatre décennies.

Le SG de l'ONU somme le Polisario de recevoir les responsables de la MINURSO dans les camps de Tindouf

Dans la copie avancée de son dernier rapport sur le Sahara Marocain, présentée aux membres du Conseil de sécurité, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, somme le "polisario" de rencontrer les fonctionnaires de la MINURSO à Rabouni, en Algérie, et non à l’Est du dispositif de défense au Sahara Marocain.

M. Guterres indique dans ce rapport que les réunions entre les dirigeants du "polisario" et de la MINURSO n’ont pas repris à Rabouni, en Algérie, conformément à la pratique établie depuis la création de la MINURSO. Le secrétaire général déplore ainsi que sa demande précédente dans ce sens n’ait toujours pas été respectée par le "polisario".

Dans les recommandations contenues dans son rapport au Conseil de sécurité, le secrétaire général enjoint au "polisario" de respecter la pratique établie depuis 1991 de tenir des réunions avec les fonctionnaires de la MINURSO dans les camps de Tindouf en Algérie.

En adoptant cette position claire, ferme et ne souffrant aucune ambiguïté, le secrétaire général de l’ONU bat en brèche les allégations fallacieuses du "polisario" au sujet d’un prétendu contrôle à l’Est du dispositif de défense au Sahara marocain. 

Guterres prend les membres du Conseil de sécurité à témoin contre le chantage inacceptable et les manœuvres inadmissibles du "polisario" vis-à-vis aussi bien des composantes civile et militaire de la Minurso que de la communauté internationale.

La main tendue par le Maroc à l'Algérie mise en exergue dans le rapport de Guterres

Dans le même rapport, le Secrétaire Général des Nations-Unies, Antonio Guterres, a mis en exergue la main tendue par  le Roi Mohammed VI à l’Algérie, dans le Discours Royal du 6 novembre 2018 à l’occasion du 43ème anniversaire de la Marche Verte.

Dans ce document, M. Guterres a souligné que le Roi avait appelé à mettre fin à l’absence d’unité au Maghreb et proposé "la création d’un mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation" entre le Maroc et l’Algérie, "sans conditions ni exceptions, selon un agenda ouvert". Un geste qui traduit la volonté du Royaume à aller de l’avant et ouvrir une nouvelle page dans les relations avec son voisin.

Le rapport ajoute que dans le même Discours, Sa Majesté le Roi avait mis l’accent sur le retour du Maroc à l’Union Africaine. Un retour qui couronne la vision du Souverain pour le développement et l’unité de l’Afrique et qui renforce les liens de fraternité et d’amitié qui unissent le Maroc avec les pays du continent.

Dans ce discours,  le Roi  Mohammed VI avait souligné que "les principes et les référentiels immuables qui constituent le fondement de la position marocaine, ceux que Nous avons définis dans le Discours que Nous avons prononcé à l’occasion du quarante-deuxième anniversaire de la Marche Verte. Ce sont ces mêmes fondamentaux qui ont constamment guidé notre action jusqu'à présent".

Le rapport du Secrétaire Général met également en exergue l’engagement du Maroc, annoncé par  le Roi Mohammed VI, dans le Discours Royal du 6 novembre 2018, pour coopérer de bonne foi avec le Secrétaire Général et son Envoyé Personnel, aux fins d’établir un processus politique sérieux et crédible, en tenant compte des leçons et des expériences du passé.